COVID-19: la pire récession depuis la Seconde Guerre mondiale

Devant la pire récession depuis la Seconde Guerre mondiale, « il faudra prendre de trois à cinq ans » avant de revenir à l’équilibre budgétaire, croit le ministre des Finances, Eric Girard, qui prévient des effets d’un autre report de la réouverture à Montréal.


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« Dans l’ensemble, ce qu’on observe, c’est que le Québec a fermé approximativement 40 % de son économie au mois d’avril pour contrôler la pandémie », a rapporté M. Girard, en s’adressant aux journalistes avant la première période de questions au Parlement depuis le début de la crise.

« On est dans une récession mondiale qui sera la plus forte depuis la Deuxième Guerre mondiale », a résumé le ministre des Finances. 

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En raison de cette « récession mondiale généralisée », M. Girard s’attend à ce que le produit intérieur brut (PIB) du Québec – le principal indicateur de création de richesse – recule de 4 % à 6 % en 2020.

Du côté des finances publiques du Québec, il faut s’attendre cette année à un déficit de 12 à 15 milliards $, a réitéré le ministre. Il faudra compter de « trois à cinq ans » avant de revenir à l’équilibre, selon lui.

Une incertitude nommée Montréal

Les estimations actuelles avancées par M. Girard reposent toutefois sur l’hypothèse d’une reprise graduelle des activités à Montréal, prévue le 25 mai.

« On est à deux semaines de cette décision-là. Si c’est retardé, c’est moins bon », a-t-il avoué, en insistant sur l’importance du respect des directives de la santé publique.

« Si le déconfinement se fait bien […], ça va donner confiance et ça va aider », croit le ministre.     

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La particularité de l’actuelle récession, c’est que « celle-ci est très profonde et pourrait être brève », a-t-il analysé.

« C’est une interruption, ce n’est pas une destruction de l’économie. Dans la mesure où l’économie repart tranquillement, c’est positif », a-t-il expliqué.

Cette réouverture graduelle se poursuit présentement dans les différentes régions du Québec, sauf dans le grand Montréal, où seuls les chantiers de construction et les activités manufacturières ont été autorisés à reprendre.

Pour certains secteurs de l’économie, comme le tourisme, la restauration et la culture, « les effets vont être plus longs ». Et plus la reprise se fera attendre, « plus il y aura des effets permanents », reconnaît M. Girard.

  

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