Les collectivités territoriales appelées à accélérer la mise en place du compostage à grande échelle

Des membres de l’association La Tricyclerie fournissent en déchets organiques un compost, à Nantes, en 2017. LOIC VENANCE / AFP


Le 1er juillet, quatre places de stationnement ont été transformées en bornes d’apport volontaires de biodéchets (déchets alimentaires) dans le 14e arrondissement de Paris. Les bacs à compost ont été construits en quelques semaines à la demande de l’association de quartier Les Hyper Voisins, qui regroupe plus de 15 000 adhérents.

Une transformation à visée écologique pour ces riverains et à portée symbolique pour la Ville de Paris, dont la maire, Anne Hidalgo, souhaite réduire la place de l’automobile en ville. « Ce projet tripartite, association-entreprise-collectivité, va être testé pendant six mois. L’installation s’est faite très rapidement et on a déjà trois fois plus d’entrées que prévu », raconte Cyrielle Callot, directrice générale de la start-up Les Alchimistes, qui organise la collecte et le recyclage des biodéchets de professionnels et de plus en plus de ménages.

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A l’image de Paris, les projets d’installation de bacs à compost partagés se multiplient dans les communes françaises. A Amiens, l’association Les Recyclettes, dont les services de collecte de biodéchets étaient originellement destinés aux restaurateurs, a mis en place début 2020 trois composteurs partagés, à la demande de riverains. « Quand on a commencé à exister sur les réseaux sociaux, beaucoup de particuliers nous ont contactés pour nous demander de collecter leurs biodéchets. On s’est rendu compte qu’il y avait un véritable besoin »

, explique Olivia Beaujot, cofondatrice de l’association.

Les déchets alimentaires (épluchures, aliments non consommés, etc.) représentent 30 % de la poubelle des ménages

Aujourd’hui, les déchets alimentaires (épluchures, aliments non consommés, etc.) représentent 30 % de la poubelle des ménages, d’après l’Agence de la transition écologique (Ademe) et finissent souvent en décharge ou incinérés. Une méthode que Pauline Debrabandere, responsable du programme « territoire » de l’association Zero Waste France, juge insensée. « A l’incinération, on brûle des aliments gorgés d’eau, comme la salade, qui en est composée à 90 %. C’est totalement paradoxal », explique-t-elle. L’incinération des déchets produit des gaz à effet de serre (GES) qui participent au réchauffement climatique lors du processus de combustion.

La mise en décharge des biodéchets pollue aussi : le compactage des déchets alimentaires dans un environnement sans oxygène entraîne leur fermentation, créant ainsi des conditions favorables à l’émission de méthane dans l’atmosphère. Au contraire, la valorisation des déchets alimentaires par le compostage permet de faire retourner au sol ces matières organiques, les transformant en un produit semblable au terreau permettant de nourrir les sols.

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