Une enquête judiciaire pour « agressions sexuelles » ouverte après le témoignage d’Adèle Haenel

L’actrice a accusé le réalisateur Christophe Ruggia d’« attouchements » et de « harcèlement sexuel » lorsqu’elle était âgée de 12 à 15 ans.

Publié aujourd’hui à 13h30, mis à jour à 13h42

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Adèle Haenel, en mai 2017 à Cannes. LAURENT EMMANUEL / AFP

Trois jours après les révélations de l’actrice Adèle Haenel, qui a accusé le réalisateur Christophe Ruggia d’« attouchements » et de « harcèlement sexuel » lorsqu’elle était âgée de 12 à 15 ans, le parquet de Paris a ouvert une enquête pour « agressions sexuelles sur mineure de 15 ans par personne ayant autorité » et « harcèlement sexuel », mercredi 6 novembre. L’enquête a été confiée à l’Office central de la répression de la violence faite aux personnes (OCRVP).

Un peu plus tôt, la ministre de la justice, Nicole Belloub et, avait « conseillé »

à Adèle Haenel « d’aller en justice ». L’actrice avait expliqué ne pas vouloir porter l’affaire devant une justice qui, de manière générale, selon elle, « condamne si peu les agresseurs » et « un viol sur cent ». Le parquet de Paris a finalement décidé de s’autosaisir.

Lire notre enquête : Le toujours très difficile traitement des plaintes pour violences sexuelles

Dans l’enquête publiée par Mediapart, Adèle Haenel a dénoncé « l’emprise » que M. Ruggia aurait exercée sur elle pendant la préparation et le tournage du film, puis un « harcèlement sexuel permanent », des « attouchements » répétés et des « baisers forcés dans le cou », qui auraient eu lieu chez lui et lors de plusieurs festivals internationaux. Le réalisateur du Gone du Chaâba, 54 ans, a « réfuté catégoriquement », par l’intermédiaire de ses avocats, « avoir exercé un harcèlement quelconque ou toute espèce d’attouchement » sur elle.

Adèle Haenel a ensuite expliqué, dans une émission diffusée en direct lundi sur le site de Mediapart, qu’elle parlait parce que « le monde a changé ». « Je dois le fait de pouvoir parler à toutes celles qui ont parlé dans le cadre des affaires #metoo », a-t-elle dit.

« Aujourd’hui, c’est une responsabilité pour moi, parce que je suis en mesure de le faire, parce que je travaille suffisamment… Les monstres, ça n’existe pas. C’est notre société, c’est nous, c’est nos amis, c’est nos pères. C’est ça qu’on doit regarder. »

Le témoignage d’Adèle Haenel lors d’une émission spéciale de « Mediapart » :

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