la-face-cachee-de-la-migration-haitienne-au-bresil

La face cachée de la migration haïtienne au Brésil

par Steve Gustave

Vendredi 25 septembre 2020 ((rezonodwes.com))– Le séisme du 12 janvier 2010 a eu des impacts socio-économiques très négatifs sur la population haïtienne, et c’est ainsi que le Brésil allait tendre la main aux haïtiens qui étaient traumatisés et qui pensaient qu’Haïti ne pouvait rien leur offrir et que leur avenir dépendrait d’un départ vers le Brésil qui était considéré comme un eldorado en Amérique Latine.

Le Gouvernement brésilien a agit rapidement  en vue de prêter une assistance immédiate à la population haïtienne atteinte par le séisme, à travers ses troupes faisant partie de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haïti[1].

De plus, le Brésil a fait don à Haïti d’un montant de 167 dollars américains en tant qu’aide humanitaire[2].  Il s’agit de la somme la plus importante attribuée par le Brésil à un pays victime de catastrophe naturelle. En ce qui concerne la Force Aérienne Brésilienne, elle a opéré plus de 130 vols entre Haïti et le Brésil, transportant plus de 1000 tonnes en aide humanitaire, dont un hôpital de campagne militaire complet.

Le géant sud-américain a décidé d’ouvrir ses frontières aux ressortissants Haïtiens sans avoir imposé des restrictions à ces Haïtiens. Le Brésil était disposé à octroyer le visa aux Haïtiens désireux de vivre ou de travailler sur son territoire. Dans un article publié par le Nouvelliste en date du 7 octobre 2015, l’Ambassadeur Fernando Vidal a fait savoir qu’il n’y a aucun plafond, aucune exigence, aucune contrainte concernant les Haïtiens qui auraient décidé de se rendre au Brésil[3].

Selon le Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique du Brésil parmi les 774 000 migrants qui sont arrivés au pays de 2010 à 2018, les Haïtiens, les Vénézuéliens et les Colombiens sont les trois principales nationalités qui forment le groupe d’immigrants au Brésil en 2018[4].  Parmi ces migrants, les Haïtiens sont représentés à 14% derrière le Venezuela qui en est à 39%. Donc, il y aurait environ 108 000 Haïtiens au Brésil[5].

Certes, le Brésil avait manifesté sa volonté d’accueillir les haïtiens qui désiraient se rendre sur son territoire, mais il est important de se poser les questions suivantes : Quelles sont les principales causes de la migration haïtienne vers le Brésil ? Quelles sont les différentes raisons qui ont poussé le Brésil a adopté cette position vis-à-vis d’Haïti ? Tout au long de notre analyse, ces deux questions vont nous servir de guide dans le cadre de cet article qui s’étale de 2010 à 2018.

  1. Les causes de l’émigration haïtienne au Brésil

Depuis plusieurs décennies, Haïti se trouvait déjà dans un état d’effondrement mais le séisme dévastateur du 12 janvier 2010 a mis à nu l’extrême vulnérabilité de ce pays. Gouverner, c’est prévoir. L’État par l’entremise du gouvernement a pour mission d’adopter de bonnes politiques  publiques afin de bien gérer le destin de la nation. Un État responsable ne se laisse pas prendre au dépourvu, mais il planifie ses projets et il entreprend des actions préventives afin de ne pas tomber dans des impasses dont il serait difficile de pouvoir s’en sortir.

Les conséquences du tremblement de terre du 12 janvier 2010 allaient contribuer davantage au renforcement de la fragilité de l’Etat Haïtien. Par exemple, on peut citer la destruction des infrastructures (environ 50% des structures étatiques détruites) et la perte de milliers de fonctionnaires dont le nombre de décès de cette population est estimé à environ 30%[6].

Ce séisme a donné l’impression que tous les efforts réalisés pour mettre le pays sur les rails de développement avaient été  réduits en miettes vue l’ampleur des dégâts qu’il a causés. Le  manque de décentralisation historique a eu des conséquences, et les infrastructures et les possibilités d’emploi faisaient défaut.

Bien qu’on ne puisse pas prédire l’occurrence spatio-temporelle d’un tremblement de terre, l’ingénieur-géologue Prépetit a écrit dans son article publié en octobre 2008: « la menace sismique au niveau de la plaque caribéenne, en général, et de l’île d’Haïti, en particulier, est plus qu’une réalité». Aussi, a-t-il recommandé aux Haïtiens de « prendre dès aujourd’hui (en 2008) des mesures pour limiter les dégâts comme les autres nations de la plaque caribéenne, particulièrement Porto Rico, Martinique et Guadeloupe le font pour  préserver les vies et biens de leurs populations ».

Cependant, il semble que cet avertissement basé tant sur le passé sismique de l’île d’Haïti que sur des observations permettant de déduire où les tremblements de terre pourraient avoir lieu dans le futur n’a pas été pris au sérieux. L’Etat Haïtien n’a pas pu prendre les mesures préventives  nécessaires afin de faire face aux conséquences d’un éventuel séisme.

De manière générale, c’est à travers les institutions telles que le Gouvernement, le Parlement et le Pouvoir Judiciaire que l’Etat entreprend ses actions ; quelques jours et quelques semaines après le tremblement de terre, il n’y avait aucune institution publique haïtienne qui s’était chargée de prendre les décisions nécessaires. Les habitants de Port-au-Prince ainsi que ceux des autres villes sinistrées étaient livrés à eux-mêmes. Ainsi, on pouvait facilement constater l’absence de l’Etat, le manque d’institutionnalisation, l’extrême vulnérabilité, la précarité et la dépendance du peuple haïtien.

Pour comprendre la situation haïtienne au lendemain du tremblement de terre, il faut interroger le passé qui donne au présent toute sa densité et ses ambigüités. L’histoire haïtienne est marquée par l’engagement international et les crises humanitaires qui ont contribué à  l’extrême pauvreté dans ce pays.

Sur le plan politique, ce pays a connu des périodes d’instabilité politique. Depuis la fin du régime dictatorial des Duvalier, Haïti fait face à une transition démocratique. De plus, de 1986 à 2006, nous avons assisté à  huit coups d’Etat ou démissions forcées des chefs de l’exécutif, et vingt-cinq changements de gouvernement. La défaillance  des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire illustre le mode de gouvernance mis en place. L’administration publique est incapable de faire face aux menaces auxquelles est exposée la population haïtienne.

En outre, les conditions précaires des personnes les plus démunies montrent l’incapacité de l’Etat de faire progresser l’ensemble de la population. Il faut préciser également que l’une des caractéristiques de l’Etat haïtien est son impuissance à répondre à des revendications qui lui sont adressées directement par l’ensemble de la population, comme l’accès à l’eau potable, l’électricité pour tous, la scolarisation universelle, les voies de communication, la sécurité des citoyens et de la propriété, et la protection de l’environnement. C’est dans ce même d’ordre d’idées que Holy a utilisé les termes « Etat fantôme », « Etat inexistant » pour montrer le niveau de faiblesse  et d’irresponsabilité de l’Etat haïtien.

En sus, il est important de rappeler que Dilma Roussef avait pris la décision d’augmenter le salaire minimum au Brésil à 6.7%, soit 724 Réales par mois, ce qui équivaut à 325.02 dollars, si on tient compte du taux de change du 5 janvier 2014. Cette décision adoptée par le gouvernement brésilien a joué un rôle important dans la décision des haïtiens qui ont décidé de migrer vers le Brésil, car il n’y a pas beaucoup d’emplois en Haïti, et ceux qui étaient au chômage dans le pays  étaient obligés de se rendre au Brésil[7].

De plus, la motivation économique est étroitement liée à la possibilité de pouvoir trouver un emploi au Brésil. En dépit du dynamisme économique de ce pays, il existe des secteurs comme la construction et les services industriels qui présentent un déficit de main-d’œuvre. De ce fait, on peut dire que la possibilité de travailler et d’avoir un salaire élevé, sans oublier les conséquences du séisme du 12 janvier 2010 sont les facteurs fondamentaux motivant la décision des Haïtiens de migrer au Brésil[8].

En somme, il est évident que l’Etat haïtien n’a pas su se mettre à la hauteur de ses responsabilités à l’égard de sa population. Il revient donc à l’Etat haïtien de consentir des efforts soutenus dans l’élaboration des politiques de bonne gouvernance ou encore l’élaboration d’une bonne gouvernance migratoire afin de restaurer la confiance des partenaires internationaux et des citoyens.

  • Les intérêts du géant sud-américain

Dans les relations internationales, nous ne sommes pas sans savoir que l’objectif visé par les Etats n’est autre que de défendre leurs intérêts et c’est l’un des principaux postulats de la théorie réaliste développée par Raymond Aaron. C’est en se basant sur ce postulat que nous allons tenter d’analyser le comportement du Brésil vis-à-vis d’Haïti à travers ces deux éléments : l’élément économique et l’élément politique.

  • L’aspect économique

Le Brésil a été longtemps considéré comme une puissance en devenir. Une démographie avantageuse ainsi que des ressources naturelles abondantes sur un territoire immense et riche étaient autant d’arguments invoqués pour justifier cette probabilité de développement. Il a fallu néanmoins attendre quelques décennies pour voir réaliser cette prévision et pour constater que le potentiel du Brésil se concrétisait réellement.

L’aspect économique ou encore les intérêts économiques du Brésil ne sont pas à négliger dans cette vague migratoire. Au début de la migration haïtienne vers le Brésil, ce pays était déjà le pays choisi pour organiser trois grands événements sportifs : la coupe du monde de 2014, les Jeux Olympiques de 2016 et la Copa America de 2019. Cette situation obligeait le Brésil à prendre toutes les mesures qui s’imposent en termes d’infrastructures en vue d’organiser ces trois grandes activités sportives.

La construction a été l’axe prioritaire du Gouvernement brésilien. Selon Adital, il y avait une pénurie de main-d’œuvre au Brésil dans les secteurs de la construction et de l’agro-transformation[9]. Dans un article publié par Adital le 12 novembre 2014, les déclarations suivantes ont attiré notre attention : « On a ici une migration classique, essentiellement motivée par des raisons économiques. Elle a toujours existé, et ne s’arrêtera jamais », explique le père Paolo Parise, coordinateur du Centre d’études sur les migrations (CSEM) à São Paulo[10]. De son côté, Eléia Scariot de la coordination de la Pastorale des migrants de Fortaleza attribue l’augmentation du flux migratoire à la bonne santé économique et politique du Brésil : « Nous avons une image de l’immigrant venu prendre la place des loc aux, mais nous savons que l’immigrant est souvent celui qui occupe les tâches les plus salissantes, pénibles et dangereuses. Il en est ainsi aux États-Unis, en Europe et ce n’est pas différent aux Brésil

Advertisement
. » Cette situation, telle qu’elle est présentée ici, nous porte à croire effectivement qu’il ne s’agissait pas totalement d’un acte de générosité de la part du gouvernement brésilien.

Les autorités brésiliennes ont profité de certaines faiblesses des immigrants haïtiens. Lorsqu’on parle de faiblesses des immigrants, on fait référence au niveau faible d’instruction, aux difficultés avec l’apprentissage de la langue portugaise et l’impossibilité d’obtenir l’équivalence de diplômes ayant conduit la plupart des haïtiens à chercher du travail dans des activités exigeant peu de qualification, comme dans la construction civile, dans des activités auxiliaires ou dans des  lignes industrielles[11].

Toujours selon le rapport de l’OIM, il a été fréquent de voir des immigrants haïtiens de niveau universitaire travaillant dans des lignes industrielles ou en tant qu’auxiliaires de maçon. En ce qui concerne les femmes, la situation est très délicate, car outre des difficultés de la langue, il y avait moins de possibilités de travail pour elles. C’est surtout dans les services domestiques que les offres d’emploi se situaient le plus pour les femmes[12].

Contrairement aux Brésiliens qui ne voulaient pas participer à ces travaux, les haïtiens pensaient que leur situation allait s’améliorer vue qu’il y avait les constructions de stades et autres bâtiments qui permettraient au Brésil d’accueillir les deux grandes compétitions mondiales. Mais, les haïtiens ignoraient  les conditions dans lesquelles ces travaux allaient être effectués et  les bas salaires qu’ils allaient percevoir, qui ne pourraient même pas subvenir à leurs besoins voire  prendre soin des autres membres de leurs  familles.

  • L’aspect politique

Il n’y a pas que le facteur économique à prendre en considération, l’élément politique doit être aussi mis sous étude dans le comportement du Brésil vis-à-vis d’Haïti.

En vue d’augmenter son poids dans l’arène internationale, le Brésil cherche notamment à devenir le représentant légitime des pays en développement, spécialement des pays africains, dans les négociations internationales. Les programmes d’aide au développement financés par l’État brésilien lui donnent une excellente visibilité et améliorent le capital de sympathie du pays à l’international, particulièrement en Afrique.[13]

L’orientation Sud-Sud  de la diplomatie brésilienne est un moyen pour le pays d’engranger des soutiens dans sa quête d’un siège permanent  au Conseil de Sécurité des Nations Unies. Depuis la création de l’organisation, le Brésil a manifesté sa volonté d’obtenir un siège au Conseil de Sécurité mais sans résultat réel. Cette quête connait un renouveau depuis l’élection de Luis Inacio Lula da Silva qui a montré un grand intérêt pour sa concrétisation.

Sous la présidence de Lula, la diplomatie brésilienne s’était orientée vers les pays en développement et vers la coopération Sud-Sud. Cette démultiplication extérieure du Brésil lui a donné une capacité internationale inédite et l’a conduit à prendre la tête de l’Organisation Mondiale du Commerce(OMC), d’une coalition de pays émergents, opposés aux pays développés.

La volonté d’obtenir un siège permanent au sein du Conseil de Sécurité  des Nations Unies n’est pas un projet nouveau pour le Brésil. Il se fonde sur l’opinion que le Brésil doit jouer un rôle important dans le système de la sécurité internationale. Ce désir existe depuis l’époque de la Société des Nations (SDN)[14] dont le Brésil s’est retiré en 1926 après s’être vu refuser une place dans les organes de directions.

En plus de jouir d’une influence économique et politique grandissante sur le plan régional, le Brésil a l’ambition de devenir une grande puissance au niveau planétaire. Et  En s’appuyant sur son statut de puissance énergétique et agricole émergente, le Brésil devient un acteur incontournable dans la lutte aux changements climatiques et contre la faim dans le monde.

A travers cette orientation du Sud, le Brésil cherche à ouvrir des marchés alternatifs pour ses exportations. Mais la priorité donnée aux relations avec le Sud a pour objectif principal de consolider la position du Brésil comme interlocuteur  privilégié  des pays en développement dans les principaux forums internationaux, comme l’ONU et l’OMC[15].

Voulant s’affirmer aux yeux de la communauté internationale comme une puissance montante, le Brésil a pris les commandes des troupes onusiennes en Haïti, ce qui était très favorable aux dirigeants vue leur prétention de s’affirmer sur la scène mondiale. Donc, le cataclysme du 12 a été une occasion en or offerte aux dirigeants Brésiliens pour faire valoir leur puissance économique dans la région attirant ainsi l’attention de la communauté internationale. 

Toutefois, en ce qui concerne la responsabilité de l’Etat haïtien, il faut signaler que l’une des obligations phares d’un Etat est sa capacité à fixer sa population sur son territoire. Pour fixer sa population sur son territoire, l’Etat doit adopter les mesures appropriées pour atteindre cet objectif.

 L’Etat haïtien  devrait avoir un regard sur ses ressortissants qui sont en dehors de son territoire via son Ambassade et les postes consulaires ainsi que les institutions haïtiennes qui sont sur le territoire national s’occupant des questions migratoires. Pour cela, il faut la redynamisation de ces  institutions étatiques car Haïti est un pays à forte émigration[16].

Ainsi, l’Etat haïtien pourrait éviter que ses ressortissants subissent des traitements inhumains et dégradants à l’étranger (Brésil, Chili et autres) ; il devrait s’évertuer à prendre toutes les dispositions  en vue de les protéger, car les envois de fonds de ces migrants peuvent jouer un rôle important dans l’économie haïtienne.

Somme toute, un accord bilatéral formel entre le Brésil et Haïti est très important  pour une politique conjuguée de gestion de l’immigration entre les deux pays. Cet accord devrait inclure une campagne étendue de sensibilisation sur les conditions de vie et de travail au Brésil, dans le but de mieux faire comprendre les règles qui déterminent le statut des immigrants réguliers et la situation du marché de travail et autres thèmes.

Steve GUSTAVE, Avocat au Barreau de Port-au-Prince, Diplomate, cadre du MAE.

43775230 ; 37693191. Sgustave9@yahoo.fr Master en diplomatie et coopération internationale ;  certifié en droits de l’homme à l’Institut International des droits de l’homme de Strasbourg, à la Faculté de Droit de Columbia University (USA).


[1]AgenceBrésilienne de la Coopération, op.cit. p.50.

[2] Idem.

[3] http://lenouvelliste.com/lenouvelliste/article/163111, Les Haïtiens toujours les bienvenus au Brésil. Consulté le 27 novembre 2016. 

[4] www.justica.gov.br consulté le 24 septembre 2020.

[5] www.justica.gov.br consulté le 24 septembre 2020.

[6]Groupe d’Appui aux Rapatriés et Refugiés(GARR), Rapport 2011, p.5.

[7]OIM(2014), op.cit.p.23.

[8] Ibid. p.70

[9] http://site.adital.com.br/site/noticia.php?lang=PT&cod=83241 : A imigração haitiana ao Brasil: do sonho brasileiro à Anpil mizè. Consulté le 24 septembre 2020.

[10]Adital est  une agence d’information alternative à l’écoute de la société civile.

[11]OIM (2014), op.cit.p.65.

[12] Idem.

[13]Documents de politiques, op.cit.p.4.

[14]Proposée par le Président Woodrow Wilson dans ses 14 points le 8 janvier 1918, la Société des Nations était une organisation internationale destinée à  résoudre les conflits entre les Etats et à maintenir la Paix. L’Organisation accueillait initialement seize Etats vainqueurs et treize Etats neutres. Elle était ouverte  à  tout candidat s’engageant à  respecter les obligations prévues par le Pacte de la SDN. L’Organisation des Nations Unies lui succéda.

[15]La campagne qu’a menée le Brésil pour obtenir un siège permanent au Conseil de sécurité des Nations unies a notamment amené le pays à déployer une grande quantité d’effectifs au profit de la Mission des Nations unies pour la stabilisation d’Haïti (MINUSTAH), puis à s’engager significativement dans l’aide au développement de l’Afrique (surtout à  l’égard des deux grands pays lusophones que sont l’Angola et le Mozambique.

[16]  Ici, on fait référence à l’ONM, le Ministère des Haïtiens vivant à l’étranger et le service migratoire de la Direction Juridique du Ministère des Affaires Etrangères,

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *