blanchiment-des-capitaux|liste-noire-de-l’ue-:-la-caricom-proteste-et-deplore-la-strategie-de-l’union-europeenne-a-l’encontre-de-ses-etats-membres

Blanchiment des capitaux|Liste noire de l’UE : la CARICOM proteste et déplore la stratégie de l’Union Européenne à l’encontre de ses Etats membres

Samedi 10 octobre 2020 ((rezonodwes.com))–La liste adoptée par le Conseil de l’Union Européenne (UE) le 6 octobre 2020 comprend plusieurs pays et territoires non coopératifs à des fins fiscales, a lu Rezo Nòdwès dans le communiqué de presse de l’UE, publié le 6 octobre dernier.

Ces pays sont les suivants :

  • les Samoa américaines
  • Anguilla
  • la Barbade
  • les Fidji
  • Guam
  • les Palaos
  • le Panama
  • le Samoa
  • Trinité-et-Tobago
  • les Îles Vierges américaines
  • le Vanuatu
  • les Seychelles

Toutefois, la Communauté des Caraïbes (CARICOM) a protesté énergiquement à travers un communiqué publié vendredi tout en indiquant avoir « déplore la stratégie de cette liste noire unilatérale, arbitraire et non transparente actuellement utilisée par l’Union européenne (UE) à l’encontre des États membres de la CARICOM« .

Pour la Caricom, dont fait partie Haïti mais non concerné directement, « l’inclusion la plus récente des États du CARICOM dans la liste noire des juridictions fiscales prétendument non coopératives et des juridictions identifiées comme étant déficientes dans le domaine de la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme (LAB/CFT), souligne la réticence de l’UE à prendre en compte les progrès substantiels réalisés par les États membres du CARICOM en matière de conformité avec les normes mondiales« .

En outre, a poursuivi la Caricom, « l’utilisation incontestée des évaluations d’autres organismes internationaux comme facteur déterminant dans la décision d’inscrire une juridiction sur la liste, ainsi que l’absence de véritable consultation préalable avec les États concernés, nient l’esprit de partenariat et de multilatéralisme qui a caractérisé les relations entre la CARICOM et l’UE« .

Très remontée contre les nouvelles évaluations de l’Union Européenne, la Caricom n’a pas caché ses inquiétudes et a admis que « l’inscription sur liste noire affecte gravement les perspectives économiques des États inscrits et de la Communauté en général, à un moment où tous nos membres sont déjà confrontés à l’impact disproportionné de la pandémie COVID-19

Advertisement
« .

La Communauté des Caraïbes appelle enfin l’Union européenne à « renoncer à cette pratique néfaste consistant à mettre les petits États sur une liste noire et à s’engager plutôt dans une collaboration mutuelle pour atteindre nos objectifs communs de gouvernance fiscale efficace et de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme« .

Soulignons que, selon l’Union Européenne, la liste détaillée des pays et territoires non coopératifs à des fins fiscales est un instrument destiné à lutter contre:

  • la fraude ou l’évasion fiscale: non-paiement illégal ou paiement incomplet de l’impôt
  • l’évitement fiscal: emploi de moyens légaux pour réduire au minimum la charge fiscale
  • le blanchiment de capitaux: dissimulation de l’origine des capitaux obtenus illégalement

Cette liste énumère les pays non membres de l’UE qui encouragent les pratiques fiscales abusives, qui érodent le produit de l’impôt sur les sociétés des États membres. Pour l’UE, l’objectif n’est pas de montrer des pays du doigt, mais d’encourager, par la coopération, une évolution positive de leurs législation et pratiques fiscales.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *