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Exécution de Saint-Hilaire par l’USGPN : Jovenel Moise, réticent à l’idée d’autoriser une enquête indépendante sur l’assassinat de Dorval, fait du coq à l’âne

Des témoins ont accusé un officier de la police des polices, – la puissante unité spéciale présidentielle – tandis que la police a indiqué avoir ouvert une enquête pour être classée plus tard dans la rubrique « l’enquête se poursuit » quand les présumés auteurs intellectuels et ou complices sont intouchables. Corruption oblige…

assaut répété des agents de l'USGPN sur les étudiants de l'Ecole Normale Supérieure en trois occasions différentes, En moins d'une année. Aucune sanction n'a été prise contre ces puissants policiers, de rare compétence.

Vendredi 9 octobre 2020 ((rezonodwes.com))–L’apprenti-dictateur haitien, Jovenel Moïse, a demandé vendredi aux autorités judiciaires de « clarifier le contexte de la mort de l’étudiant Grégory Saint-Hilaire« , qui, au vu et au su des étudiants de l’Ecole Normale Supérieure, a été froidement exécuté vendredi dernier, « à l’aide d’une arme de guerre« , selon Je Klere, par un agent attaché à la puissante unité de la garde présidentielle haïtienne.

Le président en fin de mandat, qui s’est exprimé vendredi sur son compte de réseaux sociaux, a renouvelé ses condoléances à la famille et aux amis de Grégory Saint-Hilaire, décédé tragiquement le 2 octobre dernier lors d’une mobilisation d’étudiants universitaires, réclamant un meilleur traitement à la fin de leur cycle d’études. Le Palais national, à l’ère d’un régime autoritaire, a dépêché ses unités dans l’ultime but de mater les revendications et d’envoyer des signaux interdisant toutes manifestations dans le pays, sous peine d’être fusillés ou jetés en prison.

« Les coupables de ce crime doivent être punis« , a insisté Moïse, faisant du coq à l’âne alors, qu’il a toujours refusé à la Conférence des Barreaux Internationaux la permission d’envoyer en Haïti une commission indépendante devant parallèlement enquêter sur le lâche assassinat de l’ancien bâtonnier Dr. Monferrier Dorval, le 28 août dernier. Jovenel Moise, critiqué pour la formation d’un CEP illégal et inconstitutionnel et inclusif, est accusé d’être le principal instigateur de la fédération des gangs G9, et en ce sens, selon les étudiants, « responsable de la montée de l’insécurité, ainsi que pour les brutalités policières jusqu’à engendrer la mort d’homme

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« .

S’il s’avère que l’officier a tiré sur l’étudiant, il sera identifié et sanctionné conformément à la loi et au règlement intérieur de l’institution, a déclaré le porte-parole de la PNH, Michel-Ange Louis, en début de semaine, pourtant l’enquête sur l’assassinat de Me. Dorval traîne.

Le conseil des étudiants de la faculté de linguistique appliquée a estimé que le meurtre de son collègue reflète le degré d’irresponsabilité de l’État dans la gestion de la vie des citoyens du pays.

Des étudiants enrôlés dans d’autres disciplines universitaires ont critiqué le régime de Jovenel Moise soutenu par l’ambassade américaine et Binuh, pour « ne pas respecter les droits humains » et ont déclaré qu’ »ils vont poursuivre leur mouvement de protestation jusqu’à ce que leurs revendications soient satisfaites allant jusqu’à la démission de l’apprenti-dictateur avant le 7 février 2021« .

Rappelons que les manifestations des étudiants se sont intensifiées au cours de la semaine écoulée et ont été sauvagement repoussées par la police à l’aide de lancements abusifs de gaz lacrymogènes.

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