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Le caporalisme québécois dans la gestion de la pandémie de Covid-19

par Bellita Bayard, Doctorante

INTRODUCTION

Depuis mars 2020, le Canada/Québec, comme quasiment tous les pays du monde, y compris les autres pays industrialisés et technologiquement développés, face à une pandémie : la COVID-19. Cette pandémie change relativement le modèle de gouvernance et de vie de la plupart de ces pays. Par exemple, aux Etats-Unis d’Amérique, la COVID -19 fait rage, particulièrement à New-York, Californie et Miami, dans lesquels les cas de mortalité sont comptés par des centaines de personnes par jour. Les raisons de ce ravage c’est que le Président des Etats-Unis avait banalisé et minimisé encore les effets de  cette maladie sur la population. Les résultats de ce comportement face à cette maladie sont catastrophiques.  Plus de 214 545de personnes sont décédées en raison de la négligence de l’administration de Donald  Trump dans la gestion de cette pandémie. C’est le laisser-aller démocratique de Trump qui domine, il n’avait adopté aucune mesure communautaire pour contrôler la maladie.  

En Haïti, la pandémie ne fait pas trop de ravage, en dépit du fait que la population néglige les gestes barrières et de distanciation physique. Le gouvernement haïtien a opté pour une position mi-figue, mi-raisin en ce qui a trait au contrôle, la gestion et le leadership de la maladie sur la communauté. La situation est tout à fait contraire au Canada/Québec, un pays à vocation social-démocratie.  Le gouvernement se montre de plus en plus rigide sur les décisions en vue de protéger sa population face à cette maladie. Les mesures adoptées sont tellement drastiques, que les gens se demandent si la social-démocratie n’est pas mise en veilleuse par les gouvernements en vue d’exercer un contrôle à la fois interne et externe sur la population dans le but de bloquer la propagation de cette pandémie mortelle, particulièrement pour les personnes dans la tranche entre la cinquantaine et plus. C’est ce que les observateurs appellent : LE CAPORALISME CANADIEN/QUEBECOIS POUR LE CONTROLE SANITAIRE DE LA COVID-19.  Comment cela se manifeste-t-il ? Notre réflexion s’inscrit dans une logique comparative en ce qui concerne le leadership au niveau de la gestion étatique entre le Québec/Canada, les Etats-Unis d’Amérique et la République d’Haïti.

MISE EN CONTEXTE

Partageant la frontière avec les Etats-Unis, le Québec/Canada, en faisant un zoom sur la situation américaine de la gestion du coronavirus, a procédé tout autrement en vue de protéger sa population. S’il y a une sorte de stabilité dans le Québec en général, Montréal et ses environs sont les endroits les plus affectés par la pandémie.  Une situation qui interpelle la responsabilité gouvernementale dans le but de protéger la population. Le gouvernement du Québec a dû se lancer dans un confinement hâtif et progressif, afin d’éviter  la contagion d’un secteur à l’autre, d’une ville à l’autre, même les rencontres des familles et des amis sont interdites pour freiner la contamination à la grandeur du Québec. Des spécialistes en la matière et des scientifiques de toutes sortes sont mobilisés dans l’objectif d’avoir des données scientifiques relatives à la pandémie. Au moment de la première vague, tout était fermé et rouvert après. Sitôt l’été terminé, les responsables gouvernementaux ont pu constater une recrudescence de la maladie. Ils sont obligés de renforcer les mesures, même l’éducation n’est pas épargnée jusqu’au 28 octobre 2020, ce qui entraîne certaines frustrations au niveau de la société. De là, le concept social est primé sur la doctrine social-démocratie prônée dans le pays depuis des décennies. Selon certains observateurs, le 2e concept : la démocratie est mise en veilleuse afin de donner la priorité à la résolution du problème de la pandémie sur la société.

Cependant, les mesures adoptées par le gouvernement Québec/Canada en vue de protéger la population ne sont pas sans conséquences. Les citoyens se regroupent en associations dans le but de se soulever contre les mesures de confinement. Selon Stéphanie Marin de la PRESSE CANADIENNE, quatre citoyens et la Fondation pour la défense des droits et libertés du peuple (FDLP), créée le mois dernier pendant la crise sanitaire mènent une action contre le gouvernement du Québec et la Direction générale de la Santé publique, afin d’essayer de faire invalider les mesures de confinement imposées par le gouvernement québécois/canadien. Ce que le juge de la Cour d’appel avait rejeté (l’action) pour vice de forme procédurale. Les demandeurs de justice ont contesté que: « le confinement du Québec tout entier[1] » était une mesure « déraisonnable et injustifiable[2] » pendant l’état d’urgence sanitaire. Ce qui entrave les droits et libertés de tous les citoyens au nom de la  Charte canadienne et québécoise. Ici, la démocratie refait surface afin de soutenir les revendications de la population. Ces mesures législatives accordent des pouvoirs excessifs au gouvernement, à ses ministres et au directeur de la Santé publique, en raison de la pandémie et pour le bien de la société.

Haïti n’est pas totalement épargnée par la pandémie. Plus de six mois après, le Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP), recense au moins un cas par jour. Qu’en est-il des cas non déclarés et des morts ?  Tout comme le Sida, les Haïtiens parlent de la COVID-19 comme étant une maladie sans importance, pourtant, elle a belle et bien existé dans  le pays. Les motivations du gouvernement au niveau de la population sur les précautions à prendre ne sont pas respectées. Malgré la mise en place par le gouvernement d’une cellule scientifique de gestion de la crise de la COVID-19 et 25 mars 2020 et une commission multisectorielle quelques jours plus tard, le 6 avril 2020. L’incrédulité et le comportement de « Saint-Thomas » s’installent chez les gens et ils ont du mal à croire que la maladie, outre les décès, existe au pays. Les prévisions des comités de gestion de la crise et du MSPP prévoyaient des milliers de cas de mortalités et de personnes infectées à partir de la 27e semaine de la maladie. Selon Amélie Baron, ils s’attendaient à recevoir un bon nombre de malades et avaient préparé au moins 9.160 lits et  des dortoirs pour faciliter la rotation des médecins, infirmières et auxiliaires de santé. Ils ont reçu seulement un patient. Ces prévisions  n’ont pas été tenues, car,  disent-ils : «Haïti a connu une forme moins grave de COVID-19 comparativement à certains pays où la pandémie laissait des milliers de cadavres dans son sillage[3]. » Ces prévisions n’ont pas ébranlé la population dont la majeure partie n’a donné aucune importance aux mesures barrières. Les activités fonctionnent comme à l’ordinaire après le 15 juin 2020. Nous pouvons dire à l’instar de l’auteur Louna Ciril Hyacinth que : « La population a tout de suite développé des stratégies d’adaptation (sport, cuisine, bricolage, etc.) pour surmonter les quatre mois de « confinement » qui ont été imposés; car, rester enfermé chez soi, sans électricité, sans avoir de quoi manger, n’est pas chose facile[4]. » La COVID 19 paraît comme étant le cadet des soucis de cette population.  Le MSPP continue d’exiger le respect des mesures d’hygiène dans tout le pays.  Les autorités sanitaires ne cachent pas leur inquiétude en ce qui a trait au comportement de la population. Cependant, elles (autorités) n’ont pris aucune mesure de conservation ou drastiques en vue de limiter des dégâts ou une éventuelle évolution de la maladie dans les jours et mois à venir. D’ailleurs, le comportement de la population face aux mesures de prévention  traduit  un manque de respect aussi pour l’autorité étatique.

Selon l’Agence France Presse (AFP), la mauvaise gestion de la COVID-19 par le gouvernement américain a causé la chute de la croissance aux Etats-Unis, c’est l’effet du confinement de la population. Même les organisations supra-étatiques telles que: L’Organisation mondiale de la santé (OMS), et d’autres agences Onusiennes telles que : l’OIT, la FAO et le FIDA[5], malgré leurs efforts de mettre sur pied un comité d’experts pour lutter contre la pandémie  ont été vivement critiquées par les États-Unis. C’est ce qui a  fait des Etats-Unis, le pays le plus touché par la pandémie. Plus de Sept millions de cas sont diagnostiqués et les décès y afférant sont catastrophiques. Selon l’AFP,  les États-Unis ont constaté la chute de leur Produit Intérieur Brut (PIB), de 4,8 % en rythme annuel pour le premier trimestre de l’année 2020. Plus de 26 millions de personnes sont au chômage. Les entreprises de transmission et de trafic aérien ont réduit considérablement leurs effectifs. En dépit de l’évidence des faits, les républicains, ont continué à minimiser le risque comme le président Donald Trump.

En considérant les comportements dans ces trois pays, nous sommes arrivés au constat suivant.

CONSTAT

Le caporalisme canadien/québécois, par son contrôle des mouvements humains et son imposition des mesures drastiques, arrive relativement à maîtriser la propagation de la COVID-19 dans le pays.

En effet, le caporalisme trouve son sens du latin «caput qui veut dire tête, sommet, chef, c’est une attitude, un comportement ou une doctrine, un dogme, une idéologie ou une théorie[6]. » C’est un régime autoritaire à la manière des militaires en vue d’asservir la vie civile aux idées et modes de fonctionnement de l’armée. Notre réflexion sur ces termes n’est pas péjorative. Elle est développée pour démontrer que le gouvernement Québec/Canada a compris la complexité de la pandémie et a adopté les mesures qui s’imposent en vue de la contrecarrer. Ces mesures sont pour la plupart grondées par la majeure partie de la population. Les responsables les mettent quand même en application au nom de la loi. Donc, la sociale démocratie québécoise/canadienne est mise provisoirement en veilleuse par les responsables du gouvernement en vue  de colmater le coronavirus. En fait, c’est quoi la sociale démocratie ?

Selon l’encyclopédie canadienne, «la social-démocratie peut se définir par opposition non seulement au capitalisme, mais aussi au communisme. Les sociaux-démocrates défendent résolument les droits de la personne et les méthodes constitutionnelles et rejettent catégoriquement l’idée marxiste de la dictature du prolétariat[7]. » Dans la sociale démocratie, le droit de vote, le droit à l’éducation, aux soins médicaux, aux régimes de retraite, à l’emploi et à des conditions de travail sécuritaires constituent le cheval de bataille des précurseurs de ce mouvement. Puisque le droit à la santé fait partie de ce mouvement, les responsables du gouvernement Québec/Canada ont voulu faire tout ce qui est en leur pouvoir afin de freiner la pandémie dans la société.

L’expérience américaine de la gestion de la crise covidique 2020

Quasiment tous les médias Américains critiquent la gestion de l’administration de Donald Trump de la crise de la pandémie de la COVID-19. Selon le  professeur Gilles Vandal de l’Université de Sherbrooke, «le président américain a démontré un leadership complètement inepte et contreproductif[8]. » Depuis le début de la pandémie à la fin de l’année 2019, le gouvernement américain a pris du temps pour réagir en minimisant le danger. Le laxisme du président américain dans la gestion de la crise de la COVID-19 l’a conduit vers une situation de contraintes budgétaires l’empêchant de fournir des  services de santé adéquats aux américains. Le président avait préféré de faire des déclarations intempestives sans fondement en ce qui concerne la pandémie. Tout en minimisant les agences américaines, il rabaisse également l’expertise scientifique sur le coronavirus. Le président américain a voulu  mettre le cap sur les élections, au lieu de résoudre la crise sanitaire publique aux Etats-Unis. Selon un vieil adage, «le railleur est raillé » ou « les railleurs sont raillés »,  la crise frappe de plein fouet les Etats-Unis ainsi que le président, sa femme, leur fils de 14 ans et ses alliés, jusqu’à contraindre le président de changer de position et  chercher des boucs émissaires, en accusant l’administration de l’ancien président Obama pour avoir «restreint les tests contre les épidémies et le processus de développement des tests antivirus[9]. »

TABLEAU RESUMANT LA SITUATION DE LA GESTION DE LA COVID-19 AUX ETATS-UNIS JUSQU’À LA MI-OCTOBRE 2020

PAYS INFECTÉS HOSPITALISÉS GUÉRIS DÉCÈS TOTAL PRÉLEVÉS
Miami 741,632 —— ——- 15,595 ——
Californie 865,344     16,782 ——
USA (Total) 7, 847,869     214,545 ——

Sources : https://usafacts.org/visualizations/coronavirus-covid-19-spread-map/

N.B : Miami et Californie sont les Etats dans lesquels il y a beaucoup plus de cas de mortalité.

Le tableau ci-dessus nous montre que les Etats les plus touchés par la COVID 19 aux Etats-Unis sont la Californie et Miami qui ont respectivement plus de personnes infectées et par conséquent, plus de cas de mortalité.  N’est-ce pas un leadership irresponsable du président de la plus grande puissance mondiale ?

L’expérience haïtienne de la gestion de la crise covidique 2020

Haïti a eu également à faire face à cette pandémie violente et mortelle, particulièrement pour les personnes âgées. Dès la découverte du premier cas dans le pays, en mars 2020, le gouvernement, par le truchement du Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP), avait pris toutes les dispositions nécessaires en  vue de confiner les premières personnes ayant des symptômes de cette maladie. Un contrôle particulier était exercé sur les gens qui reviennent de l’étranger. A partir des cas détectés par le MSPP, les responsables du gouvernement avaient pris la responsabilité de fermer à temps l’aéroport international, les boîtes de nuits et les restaurants.  Même l’école n’était pas épargnée par l’adoption de cette mesure de protection. Les enfants ont dû rester à la maison pour environ quatre mois. Les écoles les plus avancées du point de-vue technologique avaient poursuivi les cours en ligne avec l’assistance ponctuelle des parents à la maison. Tandis que les écoles de fortune, les institutions scolaires publiques et la majorité des centres d’enseignement privés ne pouvaient pas faire face à cette exigence technologique, les enfants ont dû, soit perdre l’année scolaire, soit continuer dans le but d’achever le programme en suivant des cours pendant une période de deux mois et demi, jusqu’à l’ouverture de la nouvelle année académique en octobre 2020.

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Après environ quatre mois de contrôle de cette pandémie par les autorités sanitaires du pays, la situation revient quasiment à la normale, comme si la maladie est éradiquée et qu’elle n’existe plus dans le pays, malgré les conditions d’insalubrité existantes. Toutes les mesures de protection sont presque nulles. La majorité de  la population se moque de la maladie et de tous ces effets. Et l’Etat haïtien, à travers le MSPP ne  suit pas avec rigueurs l’évolution de cette pandémie au niveau de la population.  Alors, il faut avouer que comparativement à d’autres pays, la COVID-19 semble trouver une résistance en Haïti l’empêchant de faire sa course, tel que nous le montre le tableau ci-contre.

TABLEAU RESUMANT LA SITUATION DE LA GESTION DE LA COVID-19 EN HAITI JUSQU’À LA MI-OCTOBRE 2020

PAYS INFECTÉS HOSPITALISÉS GUÉRIS DÉCÈS TOTAL PRÉLEVÉS
P-AU-P —– —– —— —– —–
HAITI (Total) 8 902 ——- 7 013 230 ——

Sources : https://www.google.com/search?q=cas+covid+en+haiti&rlz=1C1CHBF_enCA857CA857&oq=cas+covid+en+haiti&aqs=chrome..69i57j0i22i30.14836j0j7&sourceid=chrome&ie=UTF-8

Selon certains observateurs, les raisons de cette résistance sont expliquées les suivantes : 70% de la population sont des jeunes de moins de 25 ans, toutes les activités commerciales, scolaires et autres ont lieu en plein air, sous un soleil de plomb, la pharmacopée haïtienne traditionnelle semble participer également à cet exploit sanitaire. Il faudrait attendre les résultats d’études scientifiques sanitaires sur le nombre de cas de maladie et de mortalités restreintes et quelles en sont les causes sur cette pandémie, avant de nous prononcer officiellement sur la situation.

Malgré tout, le système éducatif haïtien est la principale victime de cette pandémie. L’école fonctionne au profit des plus capables. La qualité de l’éducation continue à baisser. Les mesures adoptées pour combattre la COVID-19 en milieu scolaire ne sont pas les mêmes pour tous.  Le Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle (MENFP), a pris des mesures pour dispenser des cours en ligne en utilisant le support du logiciel Pr@tic. Une mesure qui, selon les observateurs, est très discriminatoire, en raison de la privation des élèves des zones rurales des moyens pour l’apprentissage  par la technologie de l’information et de la communication. Par exemple, pour se servir du logiciel, il leur faut des matériels informatiques, l’internet et de l’électricité. Aucun parent, ni élève  des zones rurales ne peut réellement se mettre au pas avec cette pratique.  Ce qui paraît encore pire, le gouvernement n’a tiré aucune leçon de l’expérience vécue afin de s’arranger dans une éventuelle situation synoptique sur les mesures essentielles à adopter.

Les résultats les plus probants et pourquoi

Il faut faire la différence entre le caporalisme canadien/québécois pour la gestion sanitaire dans un contexte «covidique » et l’autoritarisme qui est un système de gouvernement capable de restreindre la liberté des personnes et l’autorité des responsables gouvernementaux. Par exemple, tout voyageur revenant de l’étranger doit passer quatorze jours à la maison en confinement, sans avoir de contact avec d’autres personnes. Les visiteurs ne peuvent pas se rendre chez leurs parents ou amis, jusqu’à nouvel ordre.  Les gouvernements   canadiens et québécois ont imposé ce caporalisme sanitaire dans le but d’éviter la propagation de la maladie. En effet, l’autorité « implique une obéissance dans laquelle les hommes gardent leur liberté[10]. » Une autorité doit être bienveillante et soucieuse du bien commun. Ce qui donne au pays sa légitimité dans le contrôle de la situation générale. Hannah Arendt affirme que l’autorité est plausible dans l’éducation des enfants, c’est le modèle de l’autorité paternelle et maternelle. Ce modèle d’autorité appliqué par les gouvernements canadien/québécois   pour la survie de leurs citoyens contre la propagation de la maladie, est synoptique au paternalisme et maternalisme expliqués par  Hannah Arendt dans son ouvrage sur la crise d’autorité.[11] Par contre, quelqu’un qui a été obligé d’être confiné, soit parce qu’il revient d’un voyage de l’étranger, soit parce qu’il présente les symptômes de cette maladie, doit obéir totalement aux ordres des autorités sanitaires. Dans le cas contraire, la personne est passible d’une amende de Mille cinq cents à Dix mille  dollars ($1.500,00 à $10.000) pour refus de rester totalement à la maison. Pour s’assurer que la loi est respectée, le gouvernement dépêche des policiers aux domiciles de certaines personnes confinées afin de constater leur présence effective. Ceci peut paraître comme étant un empiètement sur la liberté des personnes, cependant, il est de la responsabilité totale des gouvernants de limiter les dégâts mortels de cette maladie sur la population active et les jeunes. Car, les enfants d’aujourd’hui seront les citoyens de demain. Laisser mourir la population active du Canada aura des répercussions économiques et sociales sur le pays, ce qui pèsera très lourd sur son développement. Par contre, selon certains experts, les mesures prises par le  gouvernement peuvent causer des problèmes tels que  la santé physique et mentale, les faillites, les pertes d’emplois et les dettes publiques inégalées, Certes, le gouvernement a pris aussi la responsabilité d’accompagner ces personnes et entreprises. Selon le tableau ci-après, les résultats sont considérables par rapport au pays voisin, les Etats-Unis. Certes, il faut dire aussi que la population américaine, 334 840 730 habitants. Elle dépasse de loin celle du Québec, 8 572 054 et du Canada 37 971 020 habitants[12], cependant les mesures prescrites au Canada/Québec portent comparativement aux négligences de la gestion américaine de la pandémie.

TABLEAU RESUMANT LA SITUATION DE LA GESTION DE LA COVID-19 AU QUEBEC/CANADA JUSQU’À LA MI-OCTOBRE 2020

PAYS INFECTÉS HOSPITALISÉS GUÉRIS DÉCÈS TOTAL PRÉLEVÉS
QUEBEC 87 791 468   5970 2 677 474
CANADA 97395 33 3674 —–
Total 185186 468 33  9644  

Sources : https://www.ledroit.com/actualites/covid-19/bilan-quebecois-de-la-covid-19-du-13-octobre-88abaa84a71b8ad8a082d3d4e44334a8

Le caporalisme canadien/québécois intervient pour limiter les dégâts. La manière dont les gouvernements canadiens et québécois gèrent la pandémie de la COVID-19, a des répercussions sur la famille, la société, donc, les gens ont perdu le repère de la cohésion sociale à cause des mesures de distanciation physique et sociale. Ces mesures  impopulaires, mais efficaces de politique publique et sanitaire font reculer la propagation de la maladie pour le bien  de tous les citoyens et aux services de l’intérêt général.

Conclusion

En somme, la technologie est vraiment présente dans les écoles et universités québécoises/canadiennes. Lorsque les classes ne fonctionnent pas en présentiel, les rendez-vous avec les apprenants se prennent à distance afin de poursuivre avec les cours.

La sécurité intérieure et extérieure du pays est très bien  contrôlée au profit des intérêts sanitaires supérieurs de la nation. En d’autres termes, nous pouvons dire que le respect de l’autorité gouvernementale dans ce pays, est la résultante de la confiance faite à l’État  qui est exprimée à travers sa capacité de mettre de l’ordre dans l’administration sanitaire publique du pays.  Afin d’éradiquer la pandémie dans le pays, la gouvernance du système  sanitaire, l’éducation civique, la justice sociale et le respect intégral des lois en vigueur, etc. font du gouvernement canadien/québécois le champion du caporalisme sanitaire. 

Références Bibliographiques

Alexis de Tocqueville (1856), Égalisation des conditions et démocratie,  http://www.ac-grenoble.fr/disciplines/ses/Content/telecharger/EDS/AdeTocqueville.pdf

Ambroise Dorino Gabriel, (2010), Le sens du vodou haïtien dans la lutte religieuse, identitaire et politique d’Haïti  https://journals.openedition.org/assr/26016

Barel, Y. (1973), La reproduction sociale : systèmes vivants, invariance et changement, Paris, Anthropos.

Boudon, R. (1979), La logique du social. Introduction à l’analyse sociologique, Hachette.

Boudon, R. (1984), La place du désordre. Critique des théories du changement social, Paris, PUF.

https://www150.statcan.gc.ca/t1/tbl1/fr/tv.action?pid=1710000901

Faoudel (2008), Crise de l’autorité et totalitarisme selon Hannah Arendt (1906-1975), le totalitarisme, conséquence de la disparition de l’autorité

https://www.latribune.ca/opinions/un-echec-en-leadership-9f92cdda856cf27776c58c5114696733

Dictionnaire virtuel la Toupie

Encyclopédie canadienne (virtuelle)

Dictionnaire virtuel la Toupie.

Marin, S. (2020). (Montréal) Une autre attaque judiciaire plane sur les mesures prises par le gouvernement du Québec pour protéger la population contre la pandémie de la COVID-19, dans la Presse Canadienne.

Pierre, C.J., (2020), COVID-19 en Haïti : six mois plus tard, le virus continue de circule, dans,  Le Nouvelliste.


[1] Marin, S. (2020). (Montréal) Une autre attaque judiciaire plane sur les mesures prises par le gouvernement du Québec pour protéger la population contre la pandémie de la COVID-19, dans la Presse Canadienne.

[2] Idem

[3] Pierre, C.J., (2020), COVID-19 en Haïti : six mois plus tard, le virus continue de circule, dans,  Le Nouvelliste

[4]  https://sidiief.org/article/experience-vecue-avec-le-corona-virus-covid-19-en-haiti/

[5] Organisation international du travail (OIT), Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), Fonds international de développement agricole (FIDA).

[6] Dictionnaire virtuel la Toupie.

[7] Encyclopédie canadienne (virtuelle)

[8] https://www.latribune.ca/opinions/un-echec-en-leadership-9f92cdda856cf27776c58c5114696733

[9] Idem

[10] Cite par Faoudel (2008), Crise de l’autorité et totalitarisme selon Hannah Arendt (1906-1975), le totalitarisme, conséquence de la disparition de l’autorité.

[11] Idem

[12] https://www150.statcan.gc.ca/t1/tbl1/fr/tv.action?pid=1710000901

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