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Jovenel Moïse veut se débarasser de la constitution pour prolonger son mandat et perpétuer le pouvoir de son clan

Dimanche 25 octobre 2020 ((rezonodwes.com))– Trois mois avant la fin constitutionnelle de son mandat présidentiel, Jovenel Moïse se trouve le dos au mur comme un gibier traqué par un chasseur impitoyable.

Le Président doit jouer le tout pour le tout afin d’échapper à la reddition des comptes et à l’ignominie. Pour cela, il lui faut du temps, ce bien précieux et rare qui pourrait lui permettre de faire perpétuer le pouvoir de son clan tout en essayant d’effacer le plus de preuves possibles des dilapidations, assassinats et massacres perpétrés durant ces dix dernières années.

Incapable de rééditer le coup d’élections bidons à partir de registres électoraux à la Dermalog et d’un CEP taillable et corvéable à merci, le Chef de l’État, devenu illégitime pour avoir détruit les institutions démocratiques nationales au lieu d’en garantir la bonne marche, ne voit l’issue que dans la mise au rencart de la constitution de 1987. Le coup classique de tout bon dictateur ou apprenti-dictateur qui se respecte.

Dans une adresse à la nation diffusée vendredi soir sur la chaine de télévision publique, TNH, Jovenel Moïse a traité la constitution de 1987 de  »pacte de corruption » » tout en la considérant comme la source de tous les maux dont souffre la république. Ne dit-on pas  »qui veut noyer son chien l’accuse de rage »?

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Jovenel Moïse, qui tout au long de son discours, n’a pas pu démontrer les réelles failles la loi-mère a affirmé qu’il est temps de changer cette constition en dépit du fait qu’il avait fait le serment de la respecter et de la protéger.

Ce Président qui a renvoyé deux tiers des sénateurs parce que parmi eux se trouvent certains de ses détracteurs, a rejeté la faute du dysfonctionnement du parlement sur le dos de la constitution de 1987.

Il n’a jamais pensé à mettre en route des élections. Au contraire, il a bloqué les actions du CEP de Berlanger au niveau des élections indirectes pour les collectivités territoriales. A qui la faute, selon vous? A ce bouc-émissaire de constitution.

Avec sa propagande et le climat de terreur qu’il a instituié en Haïti, le pouvoir de Jovenel Moïse réussira-t-il à passer le cap du 7 février 2021, et à enlever toutes les chances du pays de jouir de sa souverraineté et de stabiliser les institutions démocratiques pour le bonheur de la population?

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