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L’Opposition démocratique n’a jamais été́ contactée et n’a pris part à aucune rencontre avec Jovenel Moïse

DIRECTION POLITIQUE DE L’OPPOSITION DEMOCRATIQUE

Port-au-Prince, dimanche 25 octobre 2020 ((rezonodwes.com))–

La Direction Politique de l’Opposition Démocratique (DIRPOD) constate qu’une fois de plus le Président de la République vient de démontrer dans son dernier discours qu’il n’a pas pris toute la mesure de la gravité de la crise politique dans laquelle sa gouvernance catastrophique a plongé notre pays.  

Une fois de plus, comme il l’avait fait avec la représentante des États-Unis d’Amérique auprès des Nations-Unies, il a cherché à induire la population en erreur en affirmant qu’il négocie depuis trois mois un projet d’accord avec l’opposition. Les structures politiques forman t la DIRPOD qui mènent depuis longtemps le combat pour remettre notre démocratie sur les rails, opposent un démenti formel à la déclaration de ce président.  

Aucune négociation, autour d’un quelconque accord n’est actuellement en discussion avec la présidence. Aucun parti membre de la DIRPOD n’a été́ contacté et n’a pris part à aucune rencontre avec le   Président de la République. 

Par ailleurs, la DIRPOD tient à rappeler au Président Moise qu’il a prêté le serment solennel de respecter et de faire respecter la Constitution et que de ce fait il se rend parjure et commet un crime de haute trahison en prétendant vouloir changer la constitution qu’il prend un malin plaisir à v ioler.  

Affirmer qu’il entend voir sa nouvelle constitution avant la tenue des élections pour se rétracter ensuite le lendemain, constitue une preuve supplémentaire du peu de confiance que l’on peut accorder à la parole de ce président.   La question des modifications à apporter à notre constitution est l’un des points essentiels qui figureront dans l’agenda de la Conférence Nationale.  

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La DIRPOD souligne à l’attention du Président que la Constitution ne lui donne aucun autre droit que ce qui y est prévu. De plus elle stipule en son article 134.2 que son mandat prend fin le 7 février 2021.

Au lieu de piétiner la Constitution qu’il a juré́ d’appliquer et de faire respecter, le pré sident ferait mieux de mettre à profit les 105 jours qui lui reste à passer au pouvoir pour restaurer l’autorité de l’État, ramener la sécurité sur le territoire,  mettre un terme aux kidnappings et poursuivre les dilapidateurs du fonds PetroCaribe et les   assassins des massacres de Lassaline, du Bel-Air, de Carrefour-feuilles, du Bâtonnier Monferrier Dorval, de l’étudiant Gregory Saint Hilaire, Elias Eric DIOGÈNE dit Ricot et les nombreux autres.

La DIRPOD réitère qu’il est urgent que les démocrates haïtiens s’entendent pour œuvrer en vue de remettre notre pays sur les rails de la Démocratie. Un dialogue sérieux sans faux semblant et sans exclusion entre ceux qui veulent réellement un r etour au fonctionnement normal des institutions est indispensable.

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