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Procès Emmanuel  »Toto » Constant : le commissaire Gasius fait faux bond aux organisations des droits humains

Pierre Espérance et Mario Joseph représentant respectivement le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH) et le Bureau des Avocats internationaux (BAI) voulaient s’enquérir sur l’avancement du dossier d’Emmanuel Constant. Cependant, le commissaire du gouvernement des Gonaïves, Serard Gasius après avoir accueilli la délégation s’est éclipsé

Vendredi 30 octobre 2020 ((rezonodwes.com))– Au bout de plus de trois heures d’attente jeudi, la délégation composée des membres du BAI et du RNDDH s’est résolue à laisser le Parquet des Gonaïves.

Le commissaire du gouvernement Serard Gasius, après  un bref échange de quelques minutes, a fait nourrir l’espoir au directeur exécutif du RNDDH Pierre Espérance et au responsable du BAI Mario Joseph de mettre en lumière les avancées enregistrees dans le cadre du dossier de l’ancien homme fort du Front révolutionnaire pour l’avancement et le progrès d’Haïti (FRAPH), Emmanuel  »Toto » Constant, détenu à Saint Marc.

L’attente s’est révélée infructueuse pour la délégation. En effet, le chef du Parquet a  brandi le prétexte d’une rencontre à tenir en dehors de la ville sans jamais regagner son bureau. Les appels placés par des journalistes locaux ont été insuffisants pour convaincre le CG de rejoindre le Parquet. Au bout du compte, la rencontre a été avortée et la délégation a été contrainte de regagner la capitale bredouille. 

Ce comportement du responsable du Parquet de la Cité de l’Indépendance traduit le déni de justice manifesté envers les victimes du massacre de Raboto et leurs proches qui espèrent la tenue d’un procès juridique, selon Pierre Espérance.

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Le refus de rencontrer la partie civile pour communiquer les préparatifs au procès est révélateur d’une velléité à planifier une procédure bâclée, dénonce pour sa part le patron du BAI, l’avocat Mario Joseph.

À ce stade, des dispositions devront être envisagées pour lancer le procès. Le dossier de l’ancien chef du groupe paramilitaire FRAPH déclaré auparavant inexistant a été reconstitué grâce à la contribution du RNDDH, rappelle le militant des droits humains Pierre Espérance.

Dans l’intervalle, le plan sécuritaire, l’organisation de la procédure concourent dans cette logique d’enclencher le processus afin de fixer les responsabilités sur le massacre de plus d’une dizaine de citoyens dans le quartier de Raboto.

Hervé Noël
vevenoel@gmail.co

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