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De nouveaux agents municipaux inconstitutionnels nommés par le régime autoritaire d’Haïti

Des nominations en dehors de toutes normes légales et constitutionnelles. Après avoir essuyé une rebuffade dans ses vaines tentatives d’entraîner l’ancien maire de la Croix-des-Bouquets, Rony Colin, dans l’inconstitutionnalité, en lui offrant le poste de simple agent exécutif intérimaire, le chef du régime autoritaire d’Haïti, Jovenel Moise, se résigne finalement à tourner la page. Par arrêté en folie, d’autres cartels municipaux intérimaires montent à bord du train PHTK, pour lequel un CEP inclusif a été constitué pour des élections dont les résultats sont connus à l’avance, avait dévoilé Jovenel Moise lui-même.

Vendredi 30 octobre 2020 ((rezonodwes.com))–Après des mois de controverse, l’Exécutif se fendant en Législatif et Judiciaire, a décidé de nommer un nouveau cartel intérimaire pour gérer la commune de la Croix-des-Bouquets, non administrée depuis plusieurs mois. Parmi ces 34 conseils municipaux concernés par l’arrêté en folie de Jovenel Moise qui agit en dehors de toutes normes constitutionnelles, certains ont été reconduits comme agents intérimaires d’autres membres ont été tout simplement renvoyés pour non allégeance au régime mettant en place une dictature.

Le Palais national a tourné la page  »Rony Colin » à la municipalité de la Croix-des-Bouquets. Celui-ci voulant rester conséquent à lui-même, a-t-il déclaré à Rezo Nòdwès, a choisi à la fin de son mandat constitutionnel de déposer les clefs de la mairie sous la porte pour ne plus regarder à l’arrière.

Par arrêté présidentiel publié dans le journal officiel le Moniteur, le citoyen Jean Wesnel Edrouine Previl a été nommé agent intérimaire de la commune de la Croix-des-Bouquets. Il est secondé par les citoyens Milfort Alfred et  Santia Tingue. Cette décision intervient dans un contexte sociopolitique extrêmement difficile marqué par des incertitudes sur la fin du mandat constitutionnel de Jovenel Moise et une situation d’insalubrité inacceptable de certaines grandes villes d’Haïti.

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Faute d’avoir organisé des élections municipales à temps, l’apprenti-dictateur Jovenel Moise a opté pour la nomination illégale de certains de ses proches ou hommes de sérail du PHTK pour gérer les municipalités, pouvait-on lire dans l’arrêté. 

Parallèlement d’autres choix confirment un certain inconfort au sein de certains cartels choisis. En témoigne la situation de la ville des Gonaïves, pour laquelle, deux membres du conseil, faute d’entente, ont décidé de jeter l’éponge. Au final le maire Patrice Brutus, s’était retrouvé seul à bord pour conduire les intérêts de la Cité de l’Indépendance et celle d’une mairie en proie à une crise sans précédent. 

Dans l’arrêté nouvellement publié, Patrice Brutus a été remplacé par Donald Diogène.
Les 34 communes concernées par  l’arrêté sont Carice, Carrefour, Croix-des-Bouquets, Dame-Marie, Desdunes, Dondon, Estere, Gonaïves, Grande-Saline, Gressier, Gros-Morne, Hinche, Jean-Rabel, Ile-de-la-Tortue, Pilate, Léogane, Dessalines, Marfranc, Mombin-Crochu, Petite-Riviere de l’Artibonite, Roche-à-Bateau, Saint-Jean du Sud, Terrier-Rouge, Thomazeau, Torbeck, Anse-à-Veau, Anse-d’Hainault, Anse-Rouge, Aquin, Arniquet, Bahon, Bombardopolis, Borgne et Camp Perrin.

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