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Flashback-12 mars 2020|Insistance de Jovenel Moise pour doter Haïti d’une Constitution taillée sur mesure après avoir institutionnalisé la corruption et encouragé l’impunité

Haïti au carrefour d’une nouvelle dictature !

Article 282 de la constitution haïtienne: "Le Pouvoir Législatif, sur la proposition de l’une des deux (2) Chambres ou du Pouvoir Exécutif, a le droit de déclarer qu’il y a lieu d’amender la Constitution, avec motifs à l’appui"

Le président Jovenel Moise feignant d’oublier que seulement moins d’un million d’ haitiens qui auraient voté son programme de gouvernement, si effectivement, il y en avait un, veut aujourd’hui faire croire que « Refòm konstitisyonèl nou tout ap mande a enpòtan anpil« .

« Konsa nap kite yon pi bon peyi pou pitit nou ».
Président Jovenel Moise

Un groupe d’hommes en dilapidant plus de $4 milliards, a déjà hypothéqué l’avenir du pays

Jeudi 12 mars 2020 ((rezonodwes.com))–S’arrangeant pour ne plus jamais revenir sur le rapport d’audit de la Cour Supérieure des Comptes, l’indexant dans le détournement de fonds publics et d’usurpation de titre, crimes abominables et condamnables dans un pays d’état de droit autre que chez nous, dénoncé d’être un sh***en 2018, le président Jovenel Moise persiste et signe pour qu’avec un seul décret ou arrêté, seul maître à bord, il viole impunément les articles 282 ; 282-1 ; 283 ; 284-3 et 284-4 de la Constitution « en vigueur ».

L’article 284-4 est on ne peut plus clair : »Toute Consultation Populaire tendant à modifier la Constitution par voie de Référendum est formellement interdite« . Plus haut, l’article 282 définit les conditions d’amendements de la Constitution, laquelle Charte fondamentale, plusieurs haitiens ont payé de leur sang pour pouvoir arriver à sa rédaction en 1987 et son approbation le 29 mars 1987 quoique jamais appliquée dans toute son intégralité depuis 33 ans.

Article 282: Le Pouvoir Législatif, sur la proposition de l’une des deux (2) Chambres ou du Pouvoir Exécutif, a le droit de déclarer qu’il y a lieu d’amender la Constitution, avec motifs à l’appui.

La velléité du régime Tèt Kale, à persévérer dans l’adoption d’une nouvelle Constitution, à des fins inavouées, et à quelques jours du 33ème anniversaire de l’adoption de la loi-mère, peut constituer un affront à la valeur intrinsèque de l’être humain et de la dignité de l’homme haitien.

« Refòm konstitisyonèl nou tout ap mande a enpòtan anpil. Li klè jodia tout ayisyen anvi viv nan yon pi bon peyi« , en partie oui, les haitiens souhaiteraient vivre dans un pays où l’impunité et la corruption, et l’instrumentalisation de l’appareil judiciaire par tout venant, logé au Palais National, sont totalement bannis et que personne ne se retrouve au-dessus des lois, tel a toujours été le cas et l’est davantage actuellement avec un second gouvernement de facto installé en moins de 12 mois. Alors qu’aucun des membres reconduits, le PM Joseph Jouthe en particulier, n’a eu la décence de rendre compte à la nation de leur gestion des deniers publics depuis le rejet du cabinet Céant et toute son équipe par les députés pour « incompétence

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« .

Jovenel Moise qui prône le changement, aurait laissé passer l’occasion en fermant à double tour la porte du récent dialogue lancé jusqu’à aller unilatéralement constituer son gouvernement avec l’assurance que l’heureux choisi va lui obéir aveuglément et sans la moindre contestation. C’est bonnet blanc, blanc bonnet…

Avec la corruption institutionnalisée, c’est un vœu pieux de parler d’un lendemain meilleur, avec la dilapidation des fonds de Petro Caribe, estimés à plus de $4 milliards, et le refus systématique de responsabiliser les présumés indexés, y compris Jovenel Moise lui-même, nous hypothéquons déjà le futur d’Haïti pour plusieurs décennies à venir et ce n’est pas une refonte de la Constitution qui viendra changer les donnes. Non plus des tweets du genre – « Pousa rive fèt fòk nou mete tèt nou ansanm poun chanje tout sak merite chanje. Konsa nap kite yon pi bon peyi pou pitit nou » -, qui vont changer les choses du jour au lendemain.

Halte-là, Monsieur le Président avec votre Constitution taillée sur mesure car 2020 n’est pas 1919. Jwèt’la parèt twò klè. Nous avons tout simplement besoin d’appliquer tous les articles de la Constitution à la lettre sans négliger l’ Article 241 stipulant que: « La Loi sanctionne les infractions contre le fisc et l’enrichissement illicite. Les Fonctionnaires qui ont connaissance de tels faits ont pour devoir de les signaler à l’Autorité Compétente« .

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