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Flashback : Baby Doc organisa en juillet 1985 son référendum constitutionnel salué par les américains, mais a dû s’enfuir du pays quelques mois plus tard

Il ne manque à l’actuel apprenti-dictateur Jovenel Moise que le ministère de l’Intérieur pour se plonger à fond dans son projet de referendum constitutionnel déjà « rédigé ». Celui-ci, « un domestique« , selon la FUSION, rappelle tristement les années 1915 qu’ont enduré des patriotes se dressant contre l’occupant.

«La dictature ne peut prétendre à d’autres causes qu’à elle-même.» précise Lyonel Trouillot.

Samedi 31 octobre 2020 ((rezonodwes.com))–La réforme constitutionnelle prônée par le défunt-dictateur Jean-Claude Duvalier, en 1985, fut ratifiée par une majorité de 99,98 %, selon le ministre de l’Intérieur de l’époque, Dr. Roger Lafontant. Les États-Unis furent très impressionnés. À l’occasion de la fête nationale des États-Unis, le 4 juillet, l’ambassadeur américain fit savoir à ses hôtes que c’était « un pas en avant encourageant« . L’administration américaine de Ronald Reagan assura au Congrès que « l’évolution démocratique » progressait dans le pays de Jean-Claude Duvalier.

Par ailleurs, l’émission « Garanti la lwa » de Radio Soleil dénonça, avec beaucoup d’humour, le manque de démocratie en Haïti. Une situation semblable à celle qu’on vit en ce moment. Le directeur de la radio fut par la suite expulsé d’Haïti ainsi que trois autres prêtres étrangers. Le dictateur-défunt déploie ses griffes rétractiles.

Le référendum constitutionnel du dictateur Duvalier, du même genre que celui de l’apprenti-dictateur Jovenel Moise que voit d’un très bon œil le président dominicain, Luis Abinader, a été largement considérée comme une imposture électorale et anti-démocratique. Il suscita une vague d’indignation nationale et internationale. Cette mascarade électorale entraîna un large mécontentement populaire et une révolte générale.

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Le 28 novembre 1985, l’armée et la milice des Tontons makout tirèrent et tuèrent plusieurs personnes, notamment des lycéens, aux Gonaïves. Le 25 décembre 1985, Radio Soleil fut fermée.

Quelques mois plus tard, en février 1986, face à l’explosion populaire, Jean-Claude Duvalier s’enfuyait à bord d’un avion militaire américain à destination de la France, sa nouvelle terre d’exil, avec une partie du trésor financier d’Haïti transférée sur des comptes en Suisse.

Malheureusement, 34 ans plus tard, les nègres d’Haïti détestés de partout ne sont pas au bout de leurs peines. Une nouvelle dictature pointe à l’horizon ou tout au moins à compter du 7 février 2021, jour de la chronique d’un massacre annoncé. Et pour y arriver, le président Jovenel Moise, présumé indexé dans de nombreux actes de corruption et de dilapidation des fonds publics, a trouvé tout l’appui nécessaire pour retourner les haitiens sur la voie de la dictature tout en s’assurant de la pérennité du régime PHTK par la mise du pays en coupes réglées.

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