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En tant qu’immigrant, je n’ai aucune antipathie pour Donald J. Trump

« Nul ne saurait ignorer ou se déclarer exclus du grand conflit cosmique dont les origines se perdent dans la nuit des temps, et dont nous souffrons tous aujourd’hui les conséquences d’une manière ou d’une autre. En effet, nous ne pouvons ni le nier, ni nous refugier dans la neutralité, car nous en sommes même les protagonistes directs. Connaître donc la nature réelle et l’état actuel de ce grand conflit, nous permettra de nous positionner de manière adéquate a cet égard, et comprendre toutes les paradoxes et les contradictions évidentes dans la nature, dans la société et en nous-mêmes…Le temps de détresse et d’angoisse qui est devant nous exige une foi capable de supporter la fatigue, les délais et la fin ; une foi qui ne faiblira pas sous l’épreuve. Une période de grâce nous est accordée pour nous y séparer. Jacob l’emporta parce qu’il fut déterminé et persévérant. Sa victoire est une démonstration de la puissance de la prière persévérante. Quiconque se saisira comme lui des promesses de Dieu ; quiconque aura sa ferveur et sa persévérance remportera le même succès.

Ceux qui ne sont pas disposés au renoncement et à la prière prolongée jusqu’à l’agonie, en quête de la bénédiction de Dieu ne l’obtiendront pas. Lutter avec Dieu ! Qu’ils sont peu nombreux ceux dont le cœur s’est laisse attirer vers le Seigneur avec toute l’intensité possible ! Quand les vagues d’un désespoir inexprimable déferlent sur l’âme du suppliant, combien peu se cramponnent aux promesses de Dieu avec une foi inébranlable ! …La Tragédie des Siècles est une source qualifiée et sure d’orientation pour survivre aux grandes crises sociales, économiques, idéologiques et spirituelles, dont tous les grands penseurs annoncent l’arrivée inéluctable. » (Ellen Gould White, La Tragédie des Siècles)

Réfléchir, écrire, partager ses réflexions en ce temps de chien, est un acte de foi. Revendiquer le droit au bonheur, à la vie, à la justice équitable, à l’éducation et à la liberté d’expression pour ses semblables, surtout quand on est noir est encore un acte de foi et d’espérance. Je veux faire taire certaines rumeurs suscitées par des apatrides sur mes positions publiques sur les actions de Donald J. Trump, Président étasunien durant ces 3 ans et 10 mois. J’écris aujourd’hui afin que nul n’en ignore ou n’en prétexte ignorance. Je ne suis pas de ceux qui disent tout bas ce que je pense par peur de subir les courroux des méchants et des « grands ». J’ai toujours à l’esprit que je peux exprimer clairement ce que je pense et ce que j’assume comme valeurs même au péril de ma vie. Haytien, vivant en exil en terre étrangère, je garde ma patrie, ma terre natale dans mon cœur et mon âme crie toujours auprès du Dieu Créateur pour que je puisse être de cette cohorte de Néhémie qui aura à construire ce pays prédestiné pour la grandeur. Tout ce que je fais dans la vie, tout ce que je lis et ce à quoi je réfléchis journellement, va dans une seule direction : Elever l’humanité, affirmer ma « mounité », marcher dans la Présence de Dieu, et aider les autres. Je ne vis pas pour moi-même, mais je vis, avant tout, pour les autres ; car je suis conscient que je suis un privilégié. Tout chrétien évangélique disciple de Jésus-Christ a une mission qui lui incombe :

« Ouvre ta bouche pour le muet, Pour la cause de tous les délaissés.Ouvre ta bouche, juge avec justice, Et défends le malheureux et l`indigent. » (Proverbes 31 v 8-9)

« L`esprit du Seigneur, l`Éternel, est sur moi, Car l`Éternel m`a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux; Il m`a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, Pour proclamer aux captifs la liberté, Et aux prisonniers la délivrance; Pour publier une année de grâce de l`Éternel, Et un jour de vengeance de notre Dieu; Pour consoler tous les affligés; Pour accorder aux affligés de Sion, Pour leur donner un diadème au lieu de la cendre, Une huile de joie au lieu du deuil, Un vêtement de louange au lieu d`un esprit abattu, Afin qu`on les appelle des térébinthes de la justice, Une plantation de l`Éternel, pour servir à sa gloire. » (Esaïe 61 v 1 à 3)

Je suis né en 1976 ; je vais faire de mon mieux pour me limiter à la tranche d’histoire que j’ai vécu en tant qu’adolescent et adulte. En Septembre 1991, un coup d’Etat a été perpétré à l’encontre de Jean Bertrand Aristide, un président élu par le peuple haïtien qui le voyait comme un messie. A rappeler que ce coup d’Etat a été orchestré par la CIA avec le feu vert de l’Administration Bush(Père). Un an et quatre mois après, Bill Clinton prêta serment pour remplacer Georges Herbert Walker Bush. « En 1993, l’administration Clinton a commencé à imposer un blocus économique, qui a encore appauvri le pays. » Je veux aider les jeunes à comprendre une tranche d’histoire occultée. William Jefferson Clinton fut le Commandant en Chef de l’Armée Américaine ; qu’est-ce-qu’il n’aurait pu obtenir avec sa puissante armée ? Pourquoi Bill Clinton n’avait-il pas passé des ordres à Michel François et ses sbires pour déguerpir ? Pourquoi imposer un embargo à un pays frêle et fragile ? Jean Bertrand Aristide est retourné en Haïti le 15 Octobre 1994 avec une composante armée de plus de 15 mille hommes. Après le retour d’Aristide au pouvoir, on a observé qu’Haïti est devenu une plaque tournante de la drogue. Ce même Aristide a choisi un cancre qui n’excelle seulement qu’à boire du « tafia », René Préval, un véritable clairinier. Quelle a été la mission de ce René Préval, président de doublure ? René Préval a appliqué à la lettre le Plan d’Ajustement Structurel, imposé par le FMI sous la supervision des Chicago Boys de la Banque de la République d’Haïti(BRH). A rappeler que Leslie Delatour était « l’homme tout-puissant » de 1994 à 1998. Jean Bertrand Aristide et René Préval ont démantelé toutes les entreprises de l’Etat pour faciliter le « dumping » des produits étrangers en Haïti. Ils ont réduit Haïti à une société de consommation de produits importés. Bill Clinton a personnellement contribué à détruire la riziculture en Haïti, plus précisément dans le Département de l’Artibonite ; ce qu’il a lui-même confessé devant le Sénat Américain.

De 2000 à 2004, les grands manitous des partis démocrate et républicain ont concocté, à travers les parrains de la drogue, une bataille rangée en Haïti pour empêcher qu’Haïti puisse avoir cette visibilité qui lui était due en célébrant grandiosement le bicentenaire de l’Indépendance comme la Première République Noire du monde. Le pays n’a avancé d’un iota avec Bill Clinton qui faisait de belles promesses. En 2004, Haïti a basculé, et l’Establishment Américain, en connivence avec lesdites élites haïtiennes, nous ont imposé un « Gérard Latortue » qui, sous le couvert d’un gouvernement technocrate demanda et cautionna la présence de la MINUSTAH (porteuse de choléra) en Haïti. Les Américains qui ont eu de « bons rapports » avec René Préval qui était loin d’être bruyant, une sorte de lourdaud l’ont mis au pouvoir pour une deuxième fois, et nous connaissons la suite : Un Président « tonton rilaks » qui a permis à ses amis et à ses proches de piller les caisses de l’Etat et de commencer avec la dilapidation des Fonds Petrocaribe.

C’est sous la présidence de Barack Hussein Obama, un démocrate qu’on a eu le tremblement de terre dévastateur du 12 Janvier 2010 qui, selon plus d’uns, Hugo Chavez et Daniel Mathurin entre autres, était bel et bien provoqué. Nous savons tous ce que Bill Clinton a effectué comme « dezòd » avec la complicité de Jean Max Bellerive en Haïti. Hillary Clinton, démocrate, a continué avec la débâcle en nous imposant Michel Joseph Martelly, un trafiquant de drogue et un addicté de la cocaïne comme Chef d’Etat. Ce Martelly a dirigé le pays comme un bordel avec des « partys » à longueur de la semaine, sans oublier les programmes officiels de « Chawa Pete » et de « Krèy ». Jovenel Martelly a épaulé son dauphin, Jovenel Moise, un analphabète fonctionnel pour continuer à creuser le trou sans fond. De René Préval à Jovenel Moise, 4.2 milliards de dollars se sont évaporés dans la nature, et cet argent est un prêt que le peuple qui ne l’a pas joui, commence à rembourser.

Sur une période de trente années, la Diplomatie Américaine vis-à-vis d’Haïti n’a bougé d’un iota et le jeu de dupes continue. La Première Puissance Mondiale est de plus en plus cruelle envers Haïti, et assure une mainmise non voilée. Haïti est considéré comme la basse-cour des Etats-Unis où il y a une variété d’animaux domestiques et sauvages qui s’entremêlent et s’entretuent. C’est en connaissance de cause que j’ai choisi de ne pas fustiger Donald J. Trump parce qu’il a hérité d’un chaos qu’il n’a pas créé. Quelle a été la vision globale de Trump sur la politique étrangère étasunienne ? « Après 3 ans et demi d’exercice du pouvoir, il apparaît que Trump est bien porteur d’une vision et d’une pratique de politique étrangère inédites, vecteurs d’une transformation profonde du leadership américain dans le monde. Les obsessions du président – importance de la souveraineté nationale et méfiance vis-à-vis des organisations multilatérales, volonté de déconstruire l’héritage de Barack Obama – s’alignent par ailleurs souvent sur celles d’un Parti républicain en pleine mutation idéologique. Le style imprévisible de Trump, et la mise au pas de l’administration, ont aussi structuré la mise en œuvre des fondamentaux de la politique America First. Au-delà des écoles de pensée, l’approche de Donald Trump est celle d’un président populiste, anti-élites, et porteur d’une certaine colère. Il souhaite rompre le statu quo, en particulier à l’égard de l’ordre libéral international et des organisations multilatérales. Il remet également en cause l’idée même d’exceptionnalisme américain, déclarant à propos de la politique de Vladimir Poutine : « Il existe beaucoup de meurtriers. Vous pensez que notre pays est tellement innocent ? »

Donald Trump est le seul Président Américain de ces quarante dernières années, pour ne dire depuis Eisenhower à ne pas provoquer une guerre, et c’est le seul également à avoir tué le moins d’innocents dans le monde. Donald J. Trump est le miroir de cette Amérique qui se dit pays démocratique, qui vous parle de valeurs américaines, de décence, de moralité, de valeurs morales et d’aide au développement ; mais en réalité qui combat et assassine les leaders progressistes du Tiers-Monde juste pour piller leurs richesses. Je n’ai pas de chien dans ce combat inter-parti aux Etats-Unis d’Amérique. Démocrate ou Républicain, je continuerai à bosser et subir les humiliations, et vivre dans la frustration parce que je sais que la réalité des immigrants et des minorités ne changera pas dans l’illusion et la passivité entretenues par les politiciens. Je ne vais pas entrer dans des détails qui n’aideront en rien. Je veux demander à quiconque éprouve de la haine envers Donald J. Trump de me dire ce qu’il fait comme individu et comme leader de la « République étoilée » que les autres présidents américains n’ont pas fait. Trump est raciste parce qu’il a grandi dans une culture qui considère les « indiens, les noirs, les hispaniques » comme des bêtes sauvages. Trump est cet américain typique, orgueilleux, arrogant, condescendant qui dit tout haut, ce que les autres disent tout bas dans leur bureau, leur chambre à coucher et leur cercle restreint parce qu’ils sont hypocrites et plus subtils dans l’art de la manipulation.

Je ne suis pas membre du Parti Républicain, bien que j’épouse en essence les « valeurs républicaines » ; mais j’ai compris que la mission principale de Trump était de porter la société américaine à se regarder dans un miroir pour constater sa laideur et ses fourberies. L’establishment américain a toujours masqué les problèmes de fond : racisme structurel, injustice sociale, pauvreté, discrimination envers les minorités raciales, utilisation de la violence systémique dans les communautés noires, etc. Avec Donald J. Trump, nous avons pu réaliser que nous étions dans une bulle qui a soudainement éclaté et qui nous a permis de voir les laideurs de la société américaines. Des noirs sont exécutés au jour le jour ; mais ce n’est qu’avec la magie des réseaux sociaux que plus d’uns ont pu constater ces exactions. Les démocrates crient au scandale parce que Trump fait le niais ; mais ils ont vite oublié les lois favorisant l’incarcération de masse des noirs sous la Présidence de Bill Clinton ; ils ont oublié que le « Noir Obama » a déporté le plus grand nombre d’illégaux dans toute l’histoire des Etats-Unis. On ne combat pas le racisme et la violence systémiques avec des casses et de beaux discours ; mais en forçant la société à admettre ses failles, entamer un dialogue inclusif, adopter des lois progressistes et réparer les dommages qui peuvent être réparés. Les Américains Noirs ont beaucoup souffert dans ce pays, et ils continuent de souffrir. En tant qu’Haytien qui a vécu son adolescence dans l’Haïti de l’après Duvalier, je peux comprendre la misère de ces braves gens qui sont matés comme des bêtes sauvages dans un pays qui vante ses soit disant valeurs républicaines et qui se dit être le champion de la démocratie. Depuis quand les lois de finance n’étaient pas au profit des plus riches aux Etats-Unis d’Amérique ? Le franc-parler de Donald J. Trump ne me dérange en rien. On lui a attribué les propos de « Shithole countries » dont Haïti en fait partie ; mais est-ce-qu’il a menti dans le cas d’Haïti ? Haïti est une véritable latrine physiquement, émotionnellement, spirituellement, socialement, au point de vue médical et éducationnel. C’est une première où un puissant Chef d’Etat arrive à nous dire avec crudité ce que nous ne voulons pas entendre, nous Haïtiens, peuple zombifié qui pratique toujours le marronnage. Deux ans après, est-ce-qu’Haïti a cessé d’être une latrine ? Des soit disant intellectuels qui devraient monter au créneau pour dénoncer la passivité et le laxisme des dirigeants pour les porter à nettoyer le pays à tous les niveaux ; non, ils ont écrit un livre collectif de poèmes pour exhiber leur orgueil et leur égocentrisme. Va à Cité Soleil, va à Village de Dieu, va à Canaan, va à la Croix-des-Bossales, le plus grand marché d’Haïti, fais le tour du pays pour voir si le peuple ne vit pas sur des tas d’immondices imbibés de matières fécales. A ce que je sache, c’est une américaine détentrice d’un doctorat en écologie, Dr. Sasha Kremmer, Co-fondatrice et Directrice Exécutive de SOIL (Sustainable Organic Integrated Livelihoods) qui construit des toilettes publiques en Haïti et « k ap fè poupou tounen angrè pou li revann Ayisyen ».

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Nous sommes trop confortables aux Etats-Unis d’Amérique comme citoyens de seconde classe. Quelqu’un doit nous porter à réaliser que nous avons un pays à construire. Donald J. Trump a été excellent dans ce rôle. Je veux m’adresser à ces hommes de Dieu qui encouragent les gens à prier pour un visa, une résidence, un passeport étranger et qui prêche et encourage l’oisiveté. Savez-vous que l’immigration forcée et/ou l’exil sont une malédiction et une punition dans la Sainte Bible. La seule fois où Dieu ordonna à un homme de laisser sa demeure comme homme libre pour aller ailleurs, c’était avec Abram qui est devenu Abraham, le Père des croyants, Lisons ensemble Actes des Apôtres 7 v 2 à 7 :

« Étienne répondit : Hommes frères et pères, écoutez ! Le Dieu de gloire apparut à notre père Abraham, lorsqu`il était en Mésopotamie, avant qu`il s`établît à Charran; et il lui dit: Quitte ton pays et ta famille, et va dans le pays que je te montrerai.Il sortit alors du pays des Chaldéens, et s`établit à Charran. De là, après la mort de son père, Dieu le fit passer dans ce pays que vous habitez maintenant ; ilne lui donna aucune propriété en ce pays, pas même de quoi poser le pied, mais il promit de lui en donner la possession, et à sa postérité après lui, quoiqu`il n`eût point d`enfant. Dieu parla ainsi : Sa postérité séjournera dans un pays étranger ; on la réduira en servitude et on la maltraitera pendant quatre cents ans. Mais la nation à laquelle ils auront été asservis, c`est moi qui la jugerai, dit Dieu. Après cela, ils sortiront, et ils me serviront dans ce lieu-ci. »

Chaque peuple est appelé à construire un havre de paix sur son territoire ; Haïti n’est nullement exempt. On est heureux que chez soi. Si vous vivez aux Etats-Unis d’Amérique comme immigrants haïtiens et que vous arrivez à déguster plusieurs plats chaque jour, sans avoir un pincement de cœur ou le cœur gros, vous n’êtes pas « moun ». A entendre les Haïtiens détenteurs d’un passeport américain, vous avez l’impression qu’ils sont les descendants de Georges Washington, d’Abraham Lincoln et tout le reste. Dans Jean 5 v 7-8, il est écrit : « Le malade lui répondit : Seigneur, je n’ai personne pour me jeter dans la piscine quand l’eau est agitée, et, pendant que j’y vais, un autre descend avant moi. Lève-toi, lui dit Jésus, prends ton lit, et marche. » Haïti attend celui qui l’ordonnera de se lever de ce lit souillé de matières fécales et de marcher. L’écrivain lucide Frantz Jean Baptiste vient justement de jouer le rôle de Jean le Baptiste ; En effet, il vient de publier le classique « HAÏTI, LÈVE-TOI ET MARCHE ». Lisons ce passage qui vous édifiera surement :

« Aujourd’hui, le peuple haïtien est même hyperpassif dans sa globalité, même si le taux de criminalité ne cesse d’augmenter par le fait du Prince ces derniers temps. Ce qui est d’ailleurs loin d’être un hasard : « En politique, rien n’arrive par hasard. Chaque fois qu’un évènement survient, on peut être certain qu’il avait été prévu pour se dérouler ainsi » (Propos de Franklin D. Roosevelt), président des Etats-Unis de 1932 à 1945). Et c’est pourquoi, en politique, la passivité ne peut être bonne conseillère. Oui, les bourreaux font souvent éloge de leurs opprimés passifs avant de mettre fin à leurs jours. Ils arrivent même à créer des conditions de leur servilité qui peuvent être psychologiques ou physiques, car c’est plus rassurant quand on veut prolonger sa domination sur son esclave. Mais faut-il encore avoir une cause à justifier soit comme prétexte ou réalité au regard de l’histoire. Nous vivons dans un monde trop complexe pour confier la gestion d’Haïti à n’importe qui. Imaginons une rencontre de tête a tête entre le président français Emmanuel Macron, un homme bien préparé pour la gestion des affaires publiques, et le président haïtien Jovenel Moise dont on connait la limite du raisonnement en termes de gouvernance de l’Etat haïtien. C’est triste, mais le système a bien voulu choisir cet homme pour ne pas s’embêter avec d’autres considérations relevant d’un certain savoir académique que tout chef d’Etat digne de ce nom se doit d’incarner. Mais non. Ce sont au contraire des ONG qui mènent la danse sous l’œil du gouvernement, dans une passivité désespérante. »

Après avoir lu les bouquins suivants : Jesus, CEO ; Lead like Jesus ; Learning to lead like Jesus, je me suis rendu compte qu’avant la Nouvelle Jérusalem, nous aurons à ériger un havre de paix sur la terre de Jean Jacques Dessalines qu’ils plaisent ou non à ceux vouent allégeance au satanistes lucifériens de ce monde et à l’Establishment Américain. Un certain donneur de leçons spécialiste en relations internationales en Haïti qui n’arrive même pas à gérer une boutique a écrit hier : « Mwen tande yon dividal kannannan k ap di sou radyo ou byen ekri sou rezosyo ke kelekswa moun ki ta eli nan eleksyon prezidansyel amerikèn yo sa pa pa p gen konsekans sou Ayiti…Adye Bondye ! Moun yo pa konnen ni konprann anyen nan listwa ni nan politik entenasyonal epi yo fin awoyo ap radada sou sa yo pa metrize. » De toute ma vie, je n’ai jamais vu ni entendu que les Etats-Unis d’Amérique avait fait du bien à Haïti. Les Arabes en Haïti avaient obtenu le départ de Jean Claude Duvalier en faisant du lobbying auprès de Ronald Reagan parce qu’ils ne voulaient remettre aux duvaliéristes l’argent qu’ils blanchissaient pour eux. N’est-ce pas l’Administration Reagan qui nous a imposé une « démocratie pèpè (sur mesure) » ? Bill Clinton a facilité le retour d’Aristide et l’ascension au pouvoir de Michel Martelly pour faire quoi, Mr. L’Intellectuel en chaise longue ? Vous avez l’impression que l’Haïtien même étant grand diplômé, a ce complexe d’infériorité qui le pousse à croire que pour faire de nouveaux bonds en avant, il faut qu’il ait un Blanc derrière lui pour l’orienter. Il est temps que ceux qui ont échoué et qui sont les grands bénéficiaires du système « peze souse », facilité et cautionné par l’Amérique Impérialiste en Haïti ferment leur gueule, s’ils n’arrivent pas à reconnaitre leur limite.

Nous avons grandement besoin d’une « Pensée Haytienne » (Nous reviendrons là-dessus). Donald J. Trump m’a permis d’observer, de constater et d’attester que le leadership américain, tel établi depuis des lustres ne saurait être un modèle à émuler pour l’Hayti qu’on veut construire. Quand un journaliste avisé écrit : « Mezanmi pa gen okenn prezidan etranje ki ka chanje Ayiti. Men konsa tou yon prezidan ameriken ka yon bon alye pou ede Ayisyen chanje Ayiti an byen. Konsa tou yon prezidan ameriken ka yon pikankwenna ki anpeche peyi a mache byen. Biden ou Trump, sa k ap pase Etazini an la nan moman an konsenen Ayiti ak tout Ayisyen de prè. », l’on se demande bien si les journalistes ne sont que des prostituées intellectuelles. Qu’est-ce qui empêche à ces messieurs assoiffés de pouvoir, ayant le gout du lucre et du luxe, esclaves de sens et condescendants de s’allier à un président américain pour changer Haïti ? L’amour de l’argent et du pouvoir rendent les gens fous, et portent le plus lucide et avisé à déconner. Croire que Donald J. Trump est unique en son genre, croire que la décence, la douceur, l’amour, la compassion et la charité font partie du vocabulaire des Chefs d’Etat américains et de leurs politiques publiques, c’est croire que Satan est porteur de lumières ; c’est croire que le Pape au Vatican est le Représentant du Dieu Bon, Créateur de toute vie et de tout souffle sur terre ; c’est aussi croire qu’on peut confesser ses péchés devant un prêtre, pécheur lui-même qui a aussi le pouvoir de vous pardonner.

« La fonction d’un journaliste (de New York) est de détruire la Vérité, de mentir radicalement, de pervertir, d’avilir, de ramper devant Mammon et de se vendre lui-même, de vendre son pays et les siens pour son pain quotidien ou, mais c’est la même chose, pour son salaire. Cela, vous le savez et moi aussi : quelle folie alors que de porter un toast à la presse indépendante ! Nous sommes les ustensiles et les valets d’hommes riches qui commandent derrière les coulisses. Nous sommes leurs marionnettes ; ils tirent les ficelles et nous dansons. Notre temps, nos talents, nos possibilités et nos vies sont la propriété de ces hommes. Nous sommes des prostituées intellectuelles. » (John Swinton, rédacteur en chef du New York Times, discours d’adieu à ses collègues, au cours d’un banquet en son honneur, à l’American Press Association – 1914).

Chers frères et sœurs haïtiens, chers compatriotes de la diaspora, croire qu’un président américain, même bien intentionné peut être un allié sûr pouvant nous aider à changer Haïti en bien, c’est ne pas comprendre l’Histoire sanglante de l’humanité et la politique internationale qui est une affaire de « loi de la jungle ». Nous comprenons aujourd’hui pourquoi Haïti est une latrine ; ceux qui devraient être des guides ; ceux qui devraient contribuer à ériger une pensée, une vision Haytienne sont plutôt affairés à « ramper devant Mammon et de se vendre eux-mêmes, de vendre leur pays et les leurs pour leur pain quotidien ou, mais c’est la même chose, pour leur salaire. » En tant qu’immigrant, je n’ai aucune antipathie pour Donald J. Trump ; il a été franc et sincère, malgré lui, dans un univers où l’hypocrisie et la manipulation subtile règnent en maîtres !

Kerlens Tilus            11/06/2020

Snel76_2000@yahoo.com

Tel : 631-639-0844

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