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Haïti|Corruption et Dictature – Jovenel Moise, après sa présumée participation aux détournements des fonds Petro Caribe, réduit drastiquement le pouvoir de contrôle de la Cour des Comptes

« Plus l’effondrement d’un empire est proche, plus ses lois sont folles ». [Marcus Tullius Cicero].

Le prétentieux dictateur Jovenel Moise n’agit pas tout seul, il est comme une marionnette manipulée par une équipe composée de Renald Lubérice, Guichard Doré, Claude Joseph… Ils veulent tous avoir le beurre et l’argent du beurre. C’est un trio extrêmement dangereux, nous répétons très dangereux et font planer un avenir socio-politique incertain sur Haïti. Leurs déclarations puent toujours le mensonge et la propagande.

Un scandale à ne pas laisser passer. Il traduit tout simplement une belle avancée sur le chemin de la dictature : »Un nouveau décret signé par le président haïtien Jovenel Moïse a réduit les pouvoirs de la Cour des comptes en stipulant que ses arrêts ne sont plus contraignants mais simplement consultatifs, est connu aujourd’hui« .

qui accorde tout ce pouvoir à Jovenel Moise ? halte-là ! il a franchi le rubicond Et cette situation est devenue intolérable et inacceptable.

Dimanche 8 novembre 2020 ((rezonodwes.com))–Le texte de l’arrêté illégal controversé signé par un cabinet ministériel de fait, a réduit drastiquement les actions de contrôle de la Cour des Comptes qui, dans des rapports récents, a directement impliqué l’apprenti-dictateur Jovenel Moïse dans un dossier de détournement de fonds publics, en usurpant le titre d’Ingénieur, un crime financier demeurant passible de prison.

Selon le décret antidaté, publié dans le journal officiel Le Moniteur, l’avis de la Cour des Comptes qui est désormais sans importance aux yeux de Jovenel Moise et de Joseph Jouthe, « ne lie ni la Commission nationale des marchés publics, ni les autorités du pouvoir exécutif, ni les ordonnateurs

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« , et ces derniers ont entre trois et cinq jours pour émettre leur avis. Un décret rappelant tristement l’ère de la dictature des Duvalier.

A l’article 1, le régime a commis un impair. Il est écrit que la Cour des Comptes, née bien avant Jovenel Moise, est consultée sur toutes les questions relatives à la législation sur les finances publiques et sur les projets de contrats, accords et conventions de nature financière ou commerciale auxquels l’État est partie, néanmoins, « ses considérations ne peuvent paralyser ou empêcher la conclusion de contrats, d’accords et de conventions, et qu’une fois son avis consultatif rendu, le processus sera interrompu« .

Le prétexte pour parvenir à l’amplification de la corruption avec les mêmes pratiques exercées pour détourner les fonds de Petro Caribe, sur l’administration Martelly-Lamothe, en particulier, serait une réponse au fait d’une lenteur injustifiée dans la signature des contrats dans lesquels l’État est impliqué. Selon cette équipe dirigeante d’un état en faillite et corrompu qui n’est ni gouverné ni administré, la lenteur mise par la CSCCA dans ses prises de décision [serait] « est préjudiciable au développement socio-économique du pays et à l’amélioration des conditions de vie de la population« . Mensonge, car le développement d’Haïti ne passera que par la fin de la corruption et de l’impunité.

En cherchant à réduire la Cour des Comptes à sa plus simple expression, le régime autoritaire d’Haïti en fin de mandat, le 7 février 2021 prochain, a décide unilatéralement, à travers un décret illégal, que « la fonction essentielle de la Haute Cour est d’enregistrer tous les contrats qui lui sont communiqués, afin de faciliter son rôle de contrôle a posteriori des fonds engagés lors de l’exécution de ces contrats« .

Jovenel Moise, en poussant aussi loin ses pertinences, s’attend-il à la démission en bloc des membres de la Cour des Comptes pour faire appel à une équipe de soumis a.i. juste le temps de démantibuler toutes les institutions du pays, pour prouver à qui veut l’entendre, vu sa capacité d’intelligence extrêmement limitée, qu’il est le vrai garant de la mauvaise marche des institutions du pays ? Un pays qui se meurt et qui crève sous le poids de la corruption et de l’impunité. Il y a un paradoxe dans le fait que les cons soient bornés et que la connerie soit sans limite.

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