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Frontière dominicano-haïtienne. Abinader instruit son ministre des Forces Armées « de ne pas céder aux pressions des autorités locales »

Jovenel Moise, comme un clown et se comportant en chef de bande, ce qu’il est en réalité avec la fédération de G9 an fanmi, fait la navette à Port-au-Prince, pour se lancer dans des élucubrations idéologiques visant à faire croire qu’il est en quelque sorte utile à quelque chose alors qu’au-delà des 400 kilomètres frontaliers, le sort d’Haïti se joue à Santo Domingo.

Mercredi 11 novembre 2020 ((rezonodwes.com))–Le président Luis Abinader a ordonné mardi au ministre des Forces Armées, Carlos Díaz Morfa, d’instruire les troupes qui luttent contre la contrebande à la frontière avec Haïti de ne pas laisser l’influence des autorités locales interférer avec leurs devoirs « légaux et constitutionnels« .

Plus spécifiquement, le gouverneur de la province de Dajabon ordonne à Diaz Morfa d’empêcher les militaires de se soumettre aux « appels des autorités civiles, des législateurs et des politiciens de la province, qui pourraient entraver leur travail en tant qu’agences de renseignement, se limitant exclusivement à l’accomplissement de leurs devoirs légaux et constitutionnels« .

Il semblerait, a commenté la presse dominicaine, que le singulier mot « province » utilisé soit du à une erreur de rédaction dans le mémorandum adressé par Abinader au ministre, puisque cinq provinces dominicaines bordent la frontière avec Haïti, bien que ce soit la province de Dajabón qui soit celle où les échanges commerciaux entre les deux pays sont les plus évidents.

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La frontière dominicano-haïtienne s’étend sur près de 400 kilomètres, et les autorités dominicaines elles-mêmes reconnaissent qu’il est pratiquement impossible de la sécuriser complètement en raison de l’existence de zones où la surveillance est pratiquement inexistante.

La bande frontalière est traditionnellement utilisée par les contrebandiers de tous types de marchandises, ainsi que par les trafiquants de drogue internationaux.

En outre, il est fréquemment signalé que de nombreux crimes commis dans la région sont protégés par les autorités civiles et militaires des deux nations.

Notons que le commerce binational traditionnel, paralysé depuis le début de la pandémie en mars dernier, a été réouvert vendredi dernier, mais avec un afflux de personnes moins important en raison des mesures d’éloignement physique imposées par les autorités des deux pays.

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