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Le Ministère des Affaires Sociales et du Travail, entre revendications et manœuvres politiciennes

Comme par le passé, le bureau central du Ministère des Affaires Sociales et du Travail, encore une fois, présente l’aspect d’un joyau abandonné en plein cœur de la capitale haïtienne. Les lieux sont occupés par des individus qui se déclarent être des « agents contractuels » de l’institution qui exigent le paiement de près de 43 mois d’arriérés de salaires. Très violents,  ces protestataires empêchent les  fonctionnaires du ministère d’accéder à leur poste de travail. 

Pneus enflammés, jets de pierres et de tessons de bouteilles, menaces d’incendie sur le bâtiment, badigeonnage aux matières fécales de certains bureaux, tentatives de séquestration font partie du mode opératoire des protestataires.

Il s’agit d’un problème épineux et récurrent auquel ont fait face pratiquement tous les titulaires de cette administration depuis près d’une dizaine d’années et particulièrement ces cinq (5) dernières années selon les témoignages des anciens employés de cette institution. 

Cette situation risque de perdurer, car ces mouvements sont dirigés par des loups déguisés en gardiens de la bergerie assoiffés du sang gouteux du payroll annuel!

Deux (2) syndicats existent au sein de cette institution sont contrôlés  respectivement par de grands commis émargeant au budget  et jouissant des avantages et privilèges du Ministère.

D’autre part, la majorité des cadres de l’institution sont des responsables d’organisations qui font pression pour décrocher des subventions soit de l’administration du ministère, soit de ses directions déconcentrées en dehors de leurs lots de « contractuels ». Les Agents de sécurité internes et externes de protection des locaux du Ministère sont impassibles en mode Ponce Pilate, ils attendent la manne, eux aussi.

Les employés réguliers, terrorisés, ne dénoncent pas cette situation par peur de représailles administratives et physiques du réseau mafieux tissé au fil du temps au sein de cette institution. Tout rat rantre nan twou! C’est le règne du silence, de la manipulation, de la violence, de la lutte d’influence, donc de la terreur !

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Tout peut servir de prétexte à déclencher ces violentes manifestations. Des revendications interminables, aucun sens du devoir et aucune conscience du bien-être collectif! Chaque grand manitou a son lot de chime à la portée de sa bourse, en cas de besoin.

Chargée d’assurer la promotion  et la coordination des actions de protection et de la sécurité sociale, cette institution d’une grande importance pour les populations les plus vulnérables du pays voit son fonctionnement entravé par une poignée de personnes guidées par leurs intérêts particuliers.

L’actuelle titulaire qui garde un profil bas dans cette crise, se montre, aux dires de plus d’uns, très confiante dans ses démarches pour tenter de satisfaire, dans la mesure du possible, ces revendications qui paralysent le fonctionnement régulier de cette institution.

Qui vivra verra!

Jeannot Louis

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