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Haïti|Insécurité – Bilan partiel : en 2020, au total 525 personnes sont mortes par balle à Port-au-Prince sous le régime de Jovenel Moise

En Haïti, une centaine de personnes sont mortes en prison en 2020.

Pour arriver au 7 février 2022 et remettre le pouvoir à un successeur choisi – [Michel Martelly, Laurent Lamothe ou Claude Joseph …], à travers les élections-Dermalog, après la chronique d’un massacre annoncé pour imposer le coup d’état contre la Constitution, le 7 février 2021, combien d’Haïtiens doivent périr encore sous les balles assassines de la PNH, ANI, G9, FAd’H ?

Port-au-Prince, jeudi 10 décembre 2020 ((rezonodwes.com))–Quelque 525 personnes sont mortes cette année à Port-au-Prince à cause de l’insécurité grandissante, a dénoncé jeudi le Réseau national de défense des droits de l’homme (RNDDH).

Selon un dernier rapport remis à la presse jeudi par RNDDH, au moins 185 personnes ont perdu la vie lors de massacres ou d’attaques par des gangs armés dans le département de l’Ouest et les victimes comprennent cinq enfants et 25 femmes.

Le texte note également qu’une trentaine de policiers ont été abattus depuis le début de l’année 2020 et qu’une centaine de personnes sont mortes en prison.

Et dans ce contexte de détérioration généralisée de la situation, « des cas sans précédent de violations des droits de l’homme ont été enregistrés sous le gouvernement de Jovenel Moise », a indiqué RNDDH.

Pierre Espérance, très critique à l’égard de l’administration Jovenl MOise-Joseph Jouthe, a également dénoncé ce qu’il considère comme « des décrets illégaux qui violent les dispositions de la Constitution et des instruments régionaux et internationaux de protection des droits de l’homme ratifiés par Haïti. »

En particulier, ceux qui font référence à la création de l’Agence nationale de renseignement (ANI) et au renforcement de la sécurité en Haïti, réduisent considérablement les droits fondamentaux et les libertés individuelles, ont estimé les dirigeants de l’organisme de défense des droits humains en Haïti.

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Lors de la Journée mondiale des droits de l’homme, des milliers de personnes sont descendues dans les rues de Port-au-Prince jeudi pour dire non à l’insécurité, à l’impunité, aux enlèvements et aux assassinats qui se sont multipliés ces derniers mois.

« En 2020, vous devez marcher pour dire que vous voulez vivre. Aujourd’hui, nous marchons contre l’insécurité et le kidnapping, nous marchons dans la vie, nous ne pouvons pas continuer à vivre comme ça« , a déploré pour sa part l’économiste Etzer Emile.

Le Rnddh a également critiqué la « gangstérisation » accélérée du pays, qui favorise les actes de vandalisme, les meurtres, les viols et la généralisation des enlèvements, touchant toutes les classes sociales.

Par ailleurs, l’apprenti-dictateur Jovenel Moïse a salué les efforts de son administration pour « construire une société plus juste« , et a assuré, à moins de deux mois de la fin de son mandat constitutionnel, qu’ » il ne lésinera sur aucun moyen en vue de permettre au peuple haïtien de jouir pleinement de ses droits« .

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