coronavirus-:-une-nouvelle-souche-plus-contagieuse,-mais-rien-ne-prouve-encore-qu’elle-soit-plus-mortelle-(oms)

Coronavirus : une nouvelle souche plus contagieuse, mais rien ne prouve encore qu’elle soit plus mortelle (OMS)

Mardi 22 décembre 2020 ((rezonodwes.com))– des informations préliminaires, rien n’indique que la variante du nouveau coronavirus pourrait être plus contagieuse, et aucune preuve ne montre aussi à ce stade qu’elle soit plus mortelle, a indiqué lundi l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

L’agence onusienne attend d’avoir plus de détails sur la nouvelle souche dans les jours et les semaines à venir.

« Le Royaume-Uni a signalé qu’ne nouvelle variante se transmettait plus facilement mais rien ne prouve jusqu’à présent qu’elle soit plus susceptible de provoquer une maladie grave ou la mort », a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS au cours d’un point de presse par visioconférence depuis Genève.

Tout au long de la conférence de presse, il a été beaucoup question de l’impact de cette nouvelle souche sur la réponse immunitaire des malades. Mais pour l’heure, l’OMS n’a pas noté d’aggravation de la maladie chez les patients infectés par cette souche variante.

Citant des données britanniques, les responsables de l’OMS ont déclaré qu’ils n’avaient aucune preuve que la variante rendait les gens plus malades ou était plus mortelle que les souches existantes de Covid-19, bien qu’elle semble se propager plus facilement.

Une nouvelle souche et une hausse du taux de reproduction du virus de 1,1 à 1,5

« Il n’y aura pas d’incidence sur les tests de dépistage qui ont plusieurs cibles », a ainsi détaillé Maria Van Kerkhove, chargée de la gestion de la pandémie à l’OMS, ajoutant que les scientifiques étudient présentement la réaction de l’organisme et de ses anticorps face au virus.

Selon l’agence onusienne, les virus mutent en permanence. « Les virus mutent au fil du temps. C’est naturel et attendu », a ajouté de son côté, le Dr Tedros, rappelant que ces « derniers jours, de nouvelles variantes du virus de la Covid-19 ont été signalées en Afrique du Sud et au Royaume-Uni ». 

L’OMS indique être est en contact avec les responsables sanitaires britanniques et sud-africains au sujet de ces nouvelles variantes du virus.

La nouvelle variante sur laquelle les autorités sanitaires britanniques ont tiré la sonnette d’alarme comporte notamment une mutation, nommée « N501Y ».  L’Afrique du Sud, qui a également signalé une variante problématique vendredi, considère que cette mutation « N501Y » est à l’origine d’un plus grand nombre de contagions.

Et si la nouvelle souche a été détectée ou présente depuis septembre dernier, les informations sur cette variante ont été notifiées le 14 décembre à l’OMS. Et selon les données transmises à l’OMS par les autorités britanniques, l’arrivée de la nouvelle souche a coïncidé avec une hausse du taux de reproduction du virus de 1,1 à 1,5.

Ce qui veut dire qu’une personne en infecte une et demie en moyenne. Des développements qui ont fait que l’agence onusienne tente à présent « de déterminer si ce changement provient de la variante elle-même », a expliqué Maria Van Kerkhove.

La « bonne nouvelle », c’est que la variante du virus n’affecte pas l’efficacité des vaccin

Dans ces conditions, l’agence onusienne s’attend désormais à obtenir plus de détails sur l’impact potentiel de cette nouvelle souche du coronavirus hautement contagieuse. Mais derrière ces inquiétudes, la Dre Van Kerkhove annonce aussi une « bonne nouvelle » : le Royaume-Uni a déclaré que la variante du virus de la Covid-19 n’affecte pas l’efficacité des vaccins.

Face à ces derniers développements, l’Agence sanitaire mondiale de l’ONU appelle les pays à la vigilance. Et l’OMS continue de travailler avec « des scientifiques pour comprendre comment ces changements génétiques affectent le comportement du virus ».

Plus largement, l’agence onusienne invite ses Etats membres à renforcer leurs contrôles pour combattre la propagation de la nouvelle variante du coronavirus, en améliorant notamment leurs capacités de détection de la souche. « Au bout du compte, le plus important, c’est que nous devons supprimer la transmission de tous les virus SRAS-COV-2 aussi rapidement que possible », a insisté le Dr Tedros.

Car « plus nous laissons le virus se propager, plus il a la possibilité de changer ». « Je ne saurais trop insister – auprès de tous les gouvernements et de tous les citoyens – sur l’importance de prendre les précautions nécessaires pour limiter la transmission dès maintenant », a réitéré le chef de l’OMS.

Advertisement

Au Royaume-Uni, il y a plus de 2 millions de cas confirmés de Covid-19 dont 67.075 décès. De son côté, l’Afrique du Sud recense 912.477 cas dont 24.539 décès.

Par ailleurs, le chef de l’OMS a rappelé que 2020 a été « une année difficile pour nous tous, mais pour les travailleurs de la santé, cela n’a jamais été aussi difficile ». En cette période de fêtes de fin d’année pour tant de personnes, le meilleur cadeau pour les travailleurs de la santé est que les dirigeants et les citoyens prennent « des précautions qui allègent la pression sur les systèmes de santé ».

Une façon pour le chef de l’OMS de rappeler que si « les vaccins sûrs et efficaces nous donnent de l’espoir, ils ne sont pas toutefois une excuse pour que les gens baissent leur garde et mettent en danger, eux et les autres ». Pour l’agence onusienne, le moment est venu « de redoubler d’efforts en matière de santé publique, car de nombreux pays ont réussi à supprimer le virus de manière efficace ».

Mais dans ce combat, il faut aussi tenir compte de vraies rumeurs et fausses informations sur le nouveau coronavirus. Selon le Dr Tedros, « il y a un certain nombre de groupes qui continuent à faire valoir que ce virus ne touche que les anciens et qu’avec les vaccins qui se profilent à l’horizon, nous pouvons nous détendre ».

Plus de 75 millions de cas dont au moins 1,68 million de morts dans le monde

Or « la Covid19 affecte les enfants et les adultes de diverses manières et peut s’attaquer à tous les systèmes du corps ». « Un nombre croissant de personnes souffrent des conséquences à long terme du virus », a rappelé le Dr Tedros, citant entre autres, « des complications neurologiques chez les enfants et les adultes, qui font encore l’objet de recherches ».

Sur autre volet, le chef de l’OMS a une nouvelle mis en garde sur les dangers d’un « nationalisme vaccinal », qui risque de « priver les personnes les plus pauvres et les plus vulnérables du monde de ces outils vitaux ». « Il est temps que l’engagement politique se traduise en action », a-t-il fait valoir, relevant que « les promesses et les engagements ne protégeront personne s’ils ne sont pas réalisés ».

A ce sujet, l’OMS a souligné qu’au début de 2021, 4,6 milliards de dollars supplémentaires seront nécessaires pour acheter des vaccins pour au moins 20 % de la population de tous les pays en développement.

« Cela permettra de garantir que les travailleurs de la santé et les personnes les plus exposées aux maladies graves soient vaccinés, ce qui est le moyen le plus rapide de stabiliser les systèmes de santé et les économies et de stimuler une véritable reprise mondiale », a-t-il fait remarquer.

A ce stade, « 89 pays ont déjà terminé les évaluations et les équipes de l’OMS travaillent 24 heures sur 24 pour s’assurer que les gouvernements et les systèmes de santé sont prêts pour le déploiement mondial du vaccin anti Covid-19 ».

Depuis son apparition, la pandémie mondiale a fait plus de 75,4 millions d’infections dont au moins 1,68 million de morts dans le monde. Selon un bilan établi lundi par l’OMS, les États-Unis restent le pays le plus touché avec 313.748 morts et plus de 17,5 millions de contaminations comptabilisés.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *