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Haïti : Face à l’insécurité, les Haïtiens ne peuvent célébrer la Noël, selon des leaders religieux

La Conférence des Pasteurs Haïtiens (COPAH) estime que le moment n’est pas à la fête, alors que, comme partout ailleurs, Haïti s’apprête à célébrer la Noel et le nouvel an. Dans un message rendu publique pour l’occasion, la COPAH dit constater, avec douleur, que la situation générale actuelle en Haïti suscite inquiétudes et peur, compte tenu de la dégradation accélérée des conditions de vie de la majorité des haïtiens.

Port-au-Prince, le 22 décembre 2020 :-Le climat sécuritaire se détériore de jour en jour. L’insécurité criminelle qui prend chaque jour des formes les plus abominables, atteint des proportions alarmantes. Voila l’analyse de la conférence des pasteurs de la situa générale du pays, à quelques jours des fêtes de fin d’année. Fort de cela, la COPAH se veut convaincue qu’on peut ni fêter, ni célébrer la nativité en Haïti cette année.
« A l’exception des gangs criminels qui prolifèrent à travers le pays en se fédérant , l’insécurité fait des victimes parmi toutes les couches de la société, sans distinction de classe, de couleur ou d’appartenance religieuse » poursuit la COPAH pour étayer sa position.

Rév. Pasteur Ernst Pierre Vincent, Président de la COPAH

Des pasteurs, des écoliers, des étudiants, des marchands, des membres du corps médical, des avocats, des juges, des commissaires du gouvernement, des policiers sont assassinés ou enlevés contre rançon. Et, en guise de conséquence, déplore la conférence des pasteurs haïtiens, déjà, dans les quartiers contrôlés par les gangs armés et en raison de l’indifférence et la passivité complices des autorités politiques et policières, des églises, des temples vodous ferment leurs portes.

Qui pis est, les citoyens fuient massivement le pays pour des terres plus clémentes et d’autres deviennent des réfugiés dans leur propre pays, denonce la COPAH, citant en exemple le cas, par exemple, des habitants du Bel-Air, de La Saline, de Cité Soleil, du Pont-Rouge, du bas de Delmas, du village de Dieu, de Grand-Ravine, de Savien (Artibonite) de Shada et Nan Bannann (Cap-Haïtien) etc.

En outre , la COPAH note que la situation socio-économique du pays continue de se dégrader de manière inquiétante. Le coût de la vie demeure particulièrement élevé au point que la majorité des haïtiens continue de végéter dans la misère et le désespoir.
Plus de quatre millions d’haïtiens vivent dans l’insécurité alimentaire, selon la FAO. Des détenus meurent de faim dans les prisons haïtiennes. Le dollar qui a chuté sur le marché des changes à la fin de l’été 2020 à coup d’injection de millions de la BRH reprend du poil de la bête. Tandis que la gourde haïtienne continue à se déprécier.
Sur le plan politique, le pays est en train de basculer dans l’incertitude et la dictature. Depuis le 13 janvier 2020, le président Jovenel Moïse a interrompu l’ordre constitutionnel et démocratique en mettant fin prématurément au mandat d’un tiers du Sénat de la République, par un simple tweet.

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Que Dieu bénisse Haïti et donne la force nécessaire aux haïtiens pour se battre pour le respect du droit inaliénable à la vie ! Ainsi conclu le message de la COPAH, dont le révérend, Ernst Pierre Vincent en est le signataire, à l’occasion des fêtes de fin d’année.

Vant Bèf Info ( VBI)
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