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Silencieuse sur les 38 Décrets de Jovenel, l’OEA demande au gouvernement du Nicaragua d’abroger une loi « violant les principes d’un État démocratique »

Mardi 22 décembre 2020 ((rezonodwes.com))– Le Président Jovenel Moïse, durant son mandat qui prendra fin le 7 Février 2021, avait pour obligations constitutionnelles l’organisation d’au moins cinq (5) joutes electorales. Il n’en a organisé aucune.

L’OEA (Organisation des Etats Américain), plus spécialement le Secrétaire Général de cette organisation ne voit en cela aucune anomalie qui mériterait un rappel à l’ordre, encore moins une condamnation de l’insttitution hémispherique.

Jovenel Moïse s’est débarassé du Parlement et, depuis le 13 janvier , gouverne par décret. Il en a déja publié 38 dont certains sont pris en violation flagrante des principes fondamentaux d’un État démocratique, conformément aux dispositions de la Charte démocratique interaméricaine.

Cependant M. Almagro, Secrétaire Général de l’OEA, a détourné les yeux. Il fait semblant de ne pas voir.

Encouragé par l’attidude de l’OEA, M. Jovenel Moïse s’attaque de manière illégale à la Constitution de 1987 sur laquelle il avait prêté serment. Il veut, unilatéralement et illégalement changer la loi mère d’Haiti qui protège les droits fondamentaux des haïtiens inscrits dans les instruments internationaux des droits de l’homme.

Cependant tout cela semble échapper à l’attention du Secrétariat général de l’Organisation des États américains (OEA) qui préfère « exprimer sa profonde préoccupation face à la promulgation au Nicaragua de la « Loi pour la défense des droits du peuple à l’indépendance, à la souveraineté et à l’autodétermination pour la paix ».

En effet dans une note du Secretaire General en date du 21 décembre 2020 sur la situation politique au Nicaragua , ce dernier écrit ce qui suit , par rapport à la dite loi pourtant promulguée de façon légale et régulière par le gouvernement Nicaragueyen :

« L’initiative approuvée par l’Assemblée législative vise à restreindre les droits politiques dans le but de limiter la concurrence électorale, dans une attaque claire contre les principes fondamentaux d’un État démocratique, conformément aux dispositions de la Charte démocratique interaméricaine.

En effet, la tentative de tenir des élections tout en empêchant la participation de ceux qui sont légitimement opposés au gouvernement est une attaque contre les droits fondamentaux inscrits dans les instruments internationaux des droits de l’homme.

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Le gouvernement nicaraguayen, par ce type d’actes, refuserait au peuple nicaraguayen le droit de choisir librement ses représentants, transformant les élections de 2021 en une imposition plutôt qu’en une élection.

Le Secrétariat général de l’OEA rappelle au gouvernement son engagement exprimé publiquement à mettre en œuvre les recommandations de la dernière mission d’accompagnement électoral de l’OEA déployée pour les élections municipales de 2017, qui comprenait des mesures qui amélioreraient sans aucun doute les conditions démocratiques dans le pays, et elles diffèrent radicalement de celles qui sont en cours de mise en œuvre. »

En conclusion de sa note, le Secrétariat général de l’OEA appelle le gouvernement à abroger la loi en question .

Cependant cette même organisation reste muette sur les actions de Jovenel Moïse en Haïti .

Des actes qui pourtant constituent une altération de l’ordre constitutionnel d’Haïti et une violation de la Charte démocratique interaméricaine sur lesquelles l’Organisation des États américains (OEA) et son secrétaire général, Luis Almagro, auraient dû enquêter il y a longtemps.

Pourquoi le monde entier, comme s’était interrogé Dr Hubert De Ronceray, déteste-il à ce point les nègres d’Haïti ?

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