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La journée internationale des migrants : une journée peu connue ou oubliée par plus d’un, célébrée en cette année de pandémie

Mercredi 30 décembre 2020 ((rezonodwes.com))– Pour marquer la journée internationale des Migrants, le vendredi 18 décembre 2020, des compatriotes haïtiens ont eu un dialogue sur les défis auxquels se sont confrontés les migrants dans les pays d’accueil.

Plusieurs représentants d’association de la communauté diasporique haïtienne ont pris part à cet échange sur la plate-forme zoom organisé par le Programme d’Entraide Educatif (PEDU), organisation à vocation éducative, dont le siège se trouve en Floride, Etats-Unis d’Amérique.

Les participants ont fait le point sur l’importance de la migration et des migrants dans le monde à l’ère de la mondialisation. C’était l’occasion pour les participants, majoritairement migrants, d’expliquer les expériences vécues dans le pays de destination et de faire ressortir les effets positifs de la migration. 

Dans son discours d’ouverture, le Coordonnateur général de PEDU, Monsieur Arbuste Victor, a rendu un hommage à Monsieur António Vitorino, Directeur Général de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), pour la tâche qu’il accomplit avec l’ensemble des professionnels venus du monde entier à la tête de cette noble institution et l’attention qu’il accorde à la problématique migratoire mondiale. Il a fait l’historique de cette journée internationale en faisant référence à la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille. Il a rappelé que la Journée internationale des migrants a été proclamée par l’Organisation des Nations unies le 4 décembre 2000 (résolution A/RES/55/93) et commémorant en même temps l’adoption de la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille du 18 décembre 1990, afin de « dissiper les préjugés» sur les migrants et « de sensibiliser l’opinion publique mondiale sur leurs rôles dans le développement économique, culturel et social de leur pays d’origine et de leur pays de destination ». Monsieur Victor a fait savoir également qu’il est nécessaire que les Haïtiens de la diaspora tissent des liens au sein de leur communauté afin de contribuer efficacement au développement d’Haïti.

Le président du Groupe d’Appui Éducatif pour la Promotion des Droits de l’Homme (GRAPRODH), Monsieur Ansadou M. Cherenfant, dans son exposé autour du thème : les migrations internationales : un état des lieux, a fait savoir que la migration est un phénomène aussi vieux que le monde. Elle se veut être, selon l’expression du Professeur Bertrand Badie, un bien public mondial. À ce titre, la gestion des migrations est une nécessité de l’heure. Elles nécessitent la coopération entre les Etats. Tenant compte, de son expansion planétaire, la communauté internationale a adopté dans le cadre du Forum de Marrakech, le 10 décembre 2018, le Pacte Mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières. Aujourd’hui, le constat est encore alarmant, puisque selon le rapport de l’OIM intitulé : L’état de la migration dans le monde de 2020, il existe 272 millions de migrants internationaux dans le monde (www.iom.org). Parmi ces migrants, 70,8 millions sont des réfugiés, c’est-à-dire, des personnes issues des migrations forcées (www.unhcr.org). L’urgence actuelle d’une gestion et d’une gouvernance efficaces des migrations nous interpellent tous, il faut que l’humanité toute entière s’implique dans cette grande moisson, à savoir les migrations qui constituent un pilier dans la mondialisation et le développement durable.

 Dr Georges Dupuy, octogénaire né aux Gonaïves, Haïti, vivant en Uruguay depuis plus d’une cinquantaine d’années, a pris la parole à cette occasion et a profité pour remercier les membres organisateurs, spécialement M. Arbuste Victor. Il a laissé Haïti après avoir passé une année à la Faculté de Droit de Port-au-Prince. Las de vivre les bouleversements politiques à l’époque des Duvalier, a décidé d’émigrer vers l’Uruguay, où il a étudié la médecine dans l’idée de retourner à sa terre natale pour pratiquer cette profession. En Uruguay, il n’y a pas beaucoup d’Haïtiens, par contre, la migration haïtienne dans les autres pays avoisinants est intense, a-t-il martelé. En forme d’exode, on place les migrants parmi ceux qui viennent occuper les postes de travail des nationaux. Les migrants sont à la base de la prospérité des grands pays même quand cela n’empêche pas qu’ils sont victimes du racisme partout dans le monde. L’Uruguay pourrait-être un bon pays où les haïtiens peuvent bien s’adapter en raison des opportunités d’emplois et des infrastructures même si le niveau salarial n’est aussi élevé que les pays riches.

Madame Rutjie Noelsaint Daut, infirmière de formation, mariée d’il y a trois (3) ans, résidante en Argentine, pense que le peuple argentin devrait être hospitalier parce que les articles 14 et 20 de la Constitution argentine garantissent un bon accueil à n’importe quel citoyen étranger qui arrive sur le territoire. Elle a précisé que ces trois (3) documents sont cruciaux afin demander la régularisation sa situation en que migrant (e) : Extrait d’Acte de naissance, casier judiciaire, empreintes digitales et passeport. Selon elle, les gens ont beaucoup de difficultés pour obtenir ces pièces à cause de la négligence de l’Etat haïtien. Il n’existe pas une grande communauté haïtienne en Argentine.

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Selon Ernso Olivier, Président de la Liaison internationale des Haïtiens (LIH), la dynastie du régime duvaliériste a poussé beaucoup d’Haïtiens à émigrer vers le Canada, plus précisément à Montréal. La communauté haïtienne du Canada est l’ensemble des personnes immigrantes d’origine haïtienne au Canada et des canadiens d’ascendance haïtienne. L’organisation qu’il préside, śuvre dans le domaine social à Montréal avec les ressortissants haïtiens et d’autres pays. Elle a pour but d’établir un lieu de rassemblement et de service au grand public, de diffuser un programme éducatif et communautaire en français qui va répondre aux besoins et désirs des personnes de la région, tout en accordant une attention particulière aux nouveaux arrivants. 

Ing. Stanley Dolné qui vit en République Dominicaine et a fait des études de génie informatique à l’Université de Technologie de Santo Domingo (UTESA), disait : « c’était un vrai privilège pour moi d’assister à la journée internationale des migrants organisée par l’organisation PEDU, où mes compatriotes se sont réunis pour identifier les difficultés des migrants haïtiens et pour parler de la nécessité de trouver des solutions. C’était un événement très productif. »

Le directeur de la Radio Zile libète de Floride, Monsieur Enel Diamond qui a pris le soin de diffuser en direct toute l’activité, a déclaré : « J’ai l´impression que les migrations sont une réalité incontournable ». Plusieurs raisons amènent les gens à quitter leur pays : études, rejoindre des membres de leur famille, chercher de l’emploi ou des moyens de subsistance pour assurer un meilleur avenir à leurs enfants.  Il a continué pour dire que si nous, en tant qu’immigrants, faisions un effort pour bâtir des industries pour créer des emplois dans notre pays, nous empêcherions les autres à laisser le pays.

Dr Elie Juin, un membre supporteur de PEDU en Haïti a déclaré : « J’ai beaucoup apprécié le fait que des dirigeants de diverses organisations se sont mis ensemble pour organiser cette activité commémorative de la journée internationale des migrants. » C’est une grande première, a-t-il poursuivi, et une réussite à un triple point de vue :

1- Cette date importante méconnue de plus d’un est maintenant connue et son importance est appréciée ;

2- Elle a permis de réunir les Haïtiens de plusieurs pays afin de raviver la flamme culturelle et la chaleur fraternelle qui leur manquaient ;

 3- Elle a permis d’identifier certains problèmes communs à la diaspora haïtienne dont les solutions peuvent être discutées et partagées pour améliorer les conditions de vie des Haïtiens vivant à l’étranger. Il est donc important de réaliser ce genre de forum à un rythme régulier pour conserver cette liaison inter-haïtienne afin de promouvoir le développement social, politique et économique des migrants haïtiens.

Quant à Monsieur Kenny Almarh Beaubrun, cadre professionnel qui a fait ses études à l’étranger et vit actuellement en Haïti, la journée internationale des migrants que PEDU a initié le vendredi 18 décembre 2020 était une réussite.

En fin de compte, le Coordonnateur général de PEDU, Monsieur Arbuste Victor, a profité de cette occasion pour formuler ses meilleurs vśux de fin d’année et du nouvel an 2021 à tous les représentants des institutions et organisations et à toutes les personnes migrantes du monde et de la diaspora haïtienne. 

Communication de PEDU

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