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ONA : une richesse non exploitée

par  Emmanuel Jules

Dimanche 27 décembre 2020 ((rezonodwes.com))– L’ONA (Office National d’Assurance Vieillesse) est l’une des institutions autonomes les plus importantes du pays. Elle est surtout renommée pour sa politique salariale et ses subventions dans les activités sociales du pays.

Cependant, la gestion des dirigeants, le déficit des compétences ou  du moins l’influence de la politique active sur nos institutions publiques ont actuellement et depuis toujours, des impacts néfastes sur le développement endogène et la bonne gouvernance de cet organisme.

Il faut mentionner qu’il y a des problèmes d’ordre plus structurel que conjoncturel au sein de l’ONA,  soit sur le plan des règlements intérieurs et d’organigramme, soit sur le plan administratif et financier, soit sur le plan d’accessibilité aux produits de l’ONA, ou du moins sur le plan technologique et la gestion des données sensibles ou encore sur la gestion directe des membres du personnel de l’institution.

On peut citer  notamment le fait de permettre à tous les employés de l’ONA l’accès à un espace adéquat, surtout dans les villes de province, afin qu’ils puissent convenablement s’acquitter de leurs tâches.

Sincèrement, il faut éviter de mettre des militants politiques sans aucune qualification et compétence dans les institutions étatiques du pays (surtout dans les postes décisifs)  notamment dans les bureaux de l’ONA à travers le pays.

A Jacmel par exemple, sous l’influence d’un sénateur populiste,  on a constaté des problèmes de gestion des ressources humaines et de l’espace de travail. La majorité des employés ne trouve pas d’espace approprié pour travailler bien que nous savons pertinemment qu’il n’existe vraiment aucune répartition et  description des tâches (c’est le désordre total, c’est un véritable « galimatias payas »). Sans compter que les bureaux de l’ONA ne sont pas accessibles aux personnes vulnérables et de condition modeste, surtout ceux issus des différentes sections communales du pays.

Ce sénateur-là n’est pas un spécialiste en gestion et en administration, mais pose toujours des actions réactionnaires restreints, égoïstes, populistes et sans fondement, en vue d’exploiter l’ignorance de ce peuple afin et bénéficier d’un vote populaire misérable, sans conscience et  état d’âme sur une grande partie de cette couche défavorisée du Sud’Est.

Chaque citoyen qui a bénéficié d’un emploi temporaire ou d’un chômage déguisé sous l’autorisation du Sénateur boiteux doit s’ériger en véritable sauvage ou bourreau contre tous ceux qui ne sont pas d’accord avec ses pratiques ou qui exigent des services de qualité, la transparence et l’éthique professionnelle. 

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En ce sens, il faut que l’ONA :   

    1) Propose une réforme de l’institution afin de modifier le règlement intérieur, l’organigramme ainsi que les tâches des employés. Elle doit octroyer des prêts ruraux, des prêts pour la construction de logements sociaux et fournir des assurances à tous, spécialement aux agriculteurs.

     2) Redéfinisse en amont, la mission et les objectifs de l’institution, réorganise la structure administrative et de l’espace de travail notamment l’informatisation et la numérisation des données, la gestion du portefeuille, en intégrant une direction de supervision, une direction d’audit et de contrôle interne, une direction des opérations, une direction des services sociaux, …

Il faut 10 Directeurs Départementaux, 10 Assistants-Directeurs départementaux,  10 Administrateurs Départementaux, 10 comptables départementaux,   146 Responsables Communaux, 190 Gestionnaires de filiales et d’antennes de l’ONA (à raison d’un Gestionnaires de filiale pour chaque 10 sections communales), 10 Directeurs de crédit départemental,  superviseur de crédit sociaux, officiers de crédit sociaux, ménagères, messagers, sécurités, gardiens ….

Il faut aussi placer un Bureau de l’ONA dans chaque commune, une filiale technique et commerciale au centre de l’intervalle de 4 à 5 sections communales. (Voir l’organigramme en Annexe).  

  3) Révise entièrement le Chapitre XXXIV sur les sanctions des entreprises notamment l’Art 219.

En conclusion, on ne peut pas sortir dans cette spirale dictatoriale de monopolisation et de privatisation de l’ONA dans tous les départements du pays  sans une gestion saine et efficace de cette dernière.

Agir en tant qu’Hommes et des Femmes d’Etat pour une assurance vieillesse garantie !!!

Emmanuel JULES
Administrateur-Economiste
julesemmanuel715@yahoo.fr

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