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Assassinat de Dorval|Journal Le Devoir : « Peu doutent que le pouvoir n’y soit pas mêlé »

BâtonnierGate
Dans quel pays au monde qu’un président soupçonné d’un crime d’Etat, si odieux, continue de diriger et en plus se positionne pour lancer un Coup d’Etat contre la Constitution prévoyant la fin de son mandat, le 7 février 2021 ?

Jeudi, Veille du Nouvel An, 31 décembre 2020 ((rezonodwes.com))–En plus d’être en déficit de légitimité, l’apprenti-dictateur Jovenel Moise s’apprête à refermer l’année 2020, de la même façon qu’elle a débuté. En dépit des efforts déployés par son ministre de facto Claude Joseph, pour dévier la piste de l’assassinat du bâtonnier Montferrier Dorval, la presse internationale y voit la main cachée du régime derrière le crime crapuleux du 28 août dernier.

« Entre janvier et juin 2020, l’ONU a documenté 159 assassinats, tous reliés à la violence des gangs », a rappelé le journal canadien Le Devoir, dans son avant dernier éditorial de l’année. « Le 28 août dernier, c’est le bâtonnier du barreau de Port-au-Prince qui a été assassiné. Peu doutent que le pouvoir n’y soit pas mêlé« , a rappelé Le Devoir soulignant que « tant et si bien que les « appels au dialogue » de M. Moïse n’ont jamais été aussi peu crédibles ».

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Jovenel Moise, encore au pouvoir, continue de faire fi l’article 134-2 de la Constitution fixant la fin de son mandat au matin du 7 février 2021. La « communauté internationale » joue depuis longtemps un rôle démesuré en Haïti, a fait remarquer le quotidien canadien Le Devoir critiquant leur engouement « à soutenir des cliques par réflexe colonialiste, à déclarer légitimes des exercices électoraux frauduleux, à ne critiquer M. Moïse que du bout des lèvres et à penser qu’elle peut faire la sourde oreille à un peuple qui ne demande qu’à décider de son sort par lui-même. »

Dans le cas du dossier du bâtonnier Dorval, Rezo Nòdwès a appris que Martine Moise serait attendue à la mi-janvier au cabinet du juge instiguant l’affaire Dorval. Toutefois, la date exacte n’a pas été divulguée.

Rappelons que le président Jovenel Moise a déclaré lui-même avoir eu accès, grâce à son épouse, au clip-vidéo « 2 minutes plus tard » détaillant l’exécution sordide de Dorval.

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