pourquoi-pas-une-prise-de-conscience-en-haiti

Pourquoi pas une prise de conscience en Haïti

Dimanche 3 janvier 2020 ((rezonodwes.com))– D’année en année, la misère des Haïtiens ne cesse de croître dans le pays. Une bataille a déjà été menée pour l’abolition de l’esclavage en 1804. Mais, 217 ans après, la galère continue sous d’autres formes.

Entre insécurité et insalubrité, la question doit se poser, pourquoi la révolte n’est pas encore enclenchée?

Un 31 décembre, fête de fin d’année dans la première République noire indépendante. Les piles de détritus dégagent des odeurs péstilentielles, dans les rues.

Elles servent de décoration ou de tapis rouge, pour accueillir le nouvel an, ainsi que la fête d’indépendance de notre chère Haïti, célébrée chaque 1er Janvier. On peut se demander, est-ce que les dirigeants sont absents ? Où est passée la fierté Haïtienne ? Mais non, ils se foutent de nous. Et heureusement pour eux, le peuple est très patient et très (trop) pacifique. 

Dans la majorité des régions du pays, les gens vivent dans la promiscuité, pourtant le gaspillage des ressources de l’État se fait par plus d’un depuis bien des temps.

Si l’on se souvient du fameux accord PetroCaribe, signé par le feu René G. Préval avec le gouvernement Vénézuélien. Ces fonds qui devraient être dépensés pour les besoins de la population, se sont envolés. Et jusqu’à présent, aucune personne n’a été invitée à rendre des comptes, sur la dilapidation de ces fonds, qui auraient dû servir à l’amélioration des conditions de vie des gens. 

Advertisement

On dit souvent que la jeunesse est l’avenir de la nation. Mais comment une jeunesse non-éduquée peut être la gardienne du futur? D’ailleurs, on commence déjà à constater que dans plusieurs quartiers, que ce soit dans la capitale où en province, des gangs armés sèment la terreur au sein de la population. Des jeunes qui crèvent de faim, à cause de la hausse du taux de chômage dans le pays, sont manipulés et deviennent chef de gangs.

On a encore raté la fête, et on va encore la rater chaque année si on ne se réveille pas.

Le peuple doit être conscient de la situation délirante qu’elle vit. Les politiciens, hommes d’affaires et autres doivent cesser de défendre leurs intérêts mesquins.

La jeunesse doit hausser le ton, pour dire halte là, ç’en est trop. Une prise de conscience de la part de chaque enfant d’Haïti est nécessaire.

JB COMPERE
Journaliste/PoèteFb/Twitter/IG+509 3150-3860

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *