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Haïti|Dictature, violence policière et insécurité – Des étudiants descendent dans la rue avant la méga-manif annoncée pour dimanche

Le Centre d’analyse et de recherche sur les droits de l’homme a révélé qu’au moins 60 personnes ont été victimes du phénomène de kidnapping en janvier dernier, un chiffre trois fois supérieur à celui du même mois en 2020 quand Jovenel Moise venait tout juste d’appliquer l’article 134-2 pour constater la « fin de mandat d’un autre tiers du Sénat ».

Vendredi 19 février 2021 ((rezonodwes.com))–Dans au moins deux villes du pays, des centaines de personnes ont manifesté vendredi contre l’insécurité croissante, tout en scandant des slogans antigouvernementaux pour exiger le retrait du Palais national du président de facto, Jovenel Moise.

A Port-au-Prince, des universitaires sont descendus vendredi dans la rue, en prélude à la méga-manif prévue pour dimanche prochain, pour demander la libération de leur professeur, Me. Abbias Édumé, enlevé mercredi dernier par des inconnus. Les ravisseurs ont réclamé une somme d’un million de dollars contre sa libération.

« Nous ne pouvons plus supporter les actes de kidnapping qui plongent les familles haïtiennes dans le deuil et la pauvreté. Les ravisseurs doivent le libérer. Édumé n’a pas la somme d’argent qu’ils demandent« , a critiqué un étudiant au cours de la manifestation durant laquelle ils ont également érigé des barricades de pneus et bloqué certaines artères.

D’autres ont appelé la police à assumer ses responsabilités dans l’établissement d’un climat de paix, tout en affirmant que l’enlèvement du professeur est « un coup monté » par le gouvernement de facto pour tenter de limiter les protestations., alors que dimanche, une méga-manifestation est prévue pour signifier au dictateur que son mandat est largement épuisé de puis le dimanche 7 février 2021.

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Par ailleurs à Petit-Goâve, les avocats du parquet se sont également mobilisés sur l’enlèvement d’Édumé et de Makendy Roger, ancien commissaire adjoint de l’administration municipale.

Ces deux dernières années, avec la multiplication des bandes armées, la fédération des gangs G9 pro-Jovenel Moise, les actes d’enlèvements ont augmenté de façon exponentielle, en particulier dans la capitale et dans d’autres villes.

Dans son dernier rapport, le bureau des Nations unies en Haïti a enregistré 234 cas en 2020, dont 70 de septembre à décembre, soit une augmentation de 200 % par rapport à l’année précédente.

Si l’ONU se félicite de la diminution des activités criminelles due à l’action de la police, elle note qu’au moins 37 enfants et 59 femmes ont été détenus contre leur gré l’année dernière.

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