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Fin de mandat : Le Conseil de sécurité de l’ONU se penche ce lundi sur le rapport du Binuh-Haïti et celui du groupe d’experts sur la Somalie

Photo : Deux présidents qui continuent de diriger leur pays en dépit de la fin de leur mandat constitutionnel, Jovenel Moise dit Jojo Apredye (Haiti – 7 février) et Mohamed Abdullahi Mohamed, dit Farmaajo (Somalie – 8 février)

Dimanche 21 février 2021 ((rezonodwes.com))–

Ce lundi 22 février 2021 , les 15 membres du Conseil de Sécurité des Nations Unies se pencheront sur deux documents ayant rapport, le premier à la Somalie (10h AM) et le second à Haïti (3h PM).

Le premier document est préparé par le Groupe d’experts sur la Somalie présidé par Natascha Hryckow, en application du paragraphe 33 de la résolution 2498 (2019) du Conseil de sécurité.

Dans ce rapport le Groupe d’Experts sur la Somalie a concentré ses efforts sur le système « d’imposition » des Chabab (gangs armés hautement organisés), notamment sur leurs sources de revenus et sur la manière dont ils utilisent des institutions financières officielles pour déposer et transférer des fonds. Ces méthodes « d’imposition » peuvent être simples, comme la collecte de taxes aux postes de contrôle, ou plus complexes,
comme l’évaluation de la situation financière des entreprises fondée sur les registres du commerce ou les informations sur les actifs immobiliers et les manifestes de cargaison auxquels le groupe a accès.

Le Groupe d’experts estime que la situation financière des Chabab reste solide : ils enregistrent un excédent budgétaire non négligeable, dont une partie est utilisée pour investir dans des commerces ou acheter des biens à Mogadiscio.

Comme le reste de la société somalienne, les Chabab ont cessé d’utiliser principalement l’argent liquide et se servent désormais du tout nouveau secteur financier officiel national pour collecter et transférer des fonds. Le Gouvernement fédéral somalien a renforcé la législation nationale et les contrôles dans le secteur financier afin de mieux lutter contre le financement du terrorisme, et le secteur privé a également pris des mesures pour protéger ses systèmes. Avec l’aide de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime et du Groupe d’experts, le Gouvernement fédéral élabore actuellement un plan visant à perturber le financement des Chabab en faisant fond sur des réformes récentes, dont la mise en œuvre nécessitera la participation de tous les organismes publics somaliens, du secteur privé et de la communauté internationale.

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Le second rapport sur lequel se penchera le Conseil de Sécurité de l’ONU a été préparé par Madame Lalime du Bureau Intégré des Nations Unies en Haiti (BINUH).

Ce rapport, à la difference de celui relatif à la Somalie , occulte les points suivants :

Financement du Gang officiel G9 et alliés et autres gangs non officiels
A. Sources de financement du G9
B. Dépôt et transfert de fonds-
C- Dépenses du gang G9 et alliés
D. Gouvernance financière du G9
E. Le Gouvernement haitien et les mesures internationales destinées à contrer le financement du Gang G9 et alliés.

Madame Lalime, dans son rapport, fait plutôt le point sur les principaux  » faits nouveaux » intervenus depuis la parution du rapport précédent (S/2020/944) et sur l’exécution du mandat du BINUH.

Au lieu d’informer le Secrétaire Général et le Conseil de Sécurité sur la situation réelle de ce pays où l’on étouffe à la corde des enfants de cinq ans et sur la façon dont des mercenaires politiques et économiques ont séparés entre eux les douanes et les ports du pays, Madame Lalime préfère annoncer dans son rapport que « Haïti se préparait à franchir plusieurs étapes politiques majeures prévues en 2021, notamment la tenue d’un référendum constitutionnel et d’élections législatives ».

Nous présentons , dans l’attente de la décision du Conseil, à nos fidèles lecteurs les deux rapports qui seront soumis ce lundi au Conseil de Sécurité des Nations Unies : le rapport du groupe d’experts sur la Somalie et la rapport de la BINUH.

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