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Naomi, plus qu’un as du tennis !

Une pléiade de bonheur en cascade dans une sérénade de gestes sensationnels, à la phase des demi-finales face à la géante Serena Williams; puis, un bras de fer pour défaire Jennifer Brady à la finale de l’Open d’Australie, notre « chelène » Naomi savoure dans la somptuosité son quatrième Grand Chelem.

Dimanche 21 février 2021 ((rezonodwes.com))– Si l’astronomie s’intéresse aux astres pour cerner leurs propriétés étincelantes, la science moderne va devoir mener des études spécifiques sur la physionomie, l’anatomie et l’autonomie précoce en vue d’une nouvelle taxinomie inspirée par ce génie du tennis mondial issu de l’alliance lumineuse nippo-haïtienne. Deux pays distancés géographiquement et culturellement par des années-lumière, Haïti et le Japon a engendré un produit recherché qui frôle la perfection dans une proximité stupéfiante.

Cette performance issue du mélange du Noir et du Jaune serait-elle une causalité confirmée ou une corrélation fortuite ? A défaut davantage d’anecdotes et d’expériences répétitives pour nous en persuader, laissons le soin à des études scientifiques de statuer sur cette hypothèse. En tout cas, un facteur pertinent à ne pas louper ; la gastronomie haïtienne a été exposée à la galerie de la synergie positive par la quadruple championne qui persuadait sur ses muscles herculéens consolidés par des produits-bio et délicieux en provenance d’Haïti. 

En situation d’accalmie comme en période de pandémie, Naomi maintient la même énergie gigantesque pour vaincre la leucémie, l’anémie et l’hyperglycémie spontanée susceptibles d’être occasionnées par le stress des caméras et de la foule réelle ou virtuelle. Péripétie pour les adversaires, même Serena, une fois de plus en pleurs, n’a pas été épargnée de la puissance, la vitesse et les prouesses de ce prodige de 23 ans.

Ce samedi 18 février, notre Jacmélienne aux facultés cyclopéennes a de nouveau foulé l’estrade au sommet pour déguster son quatrième titre majeur, un back-to-back de cette brave figure à l’Open d’ Australie. Cette Nana est belle dans le corps, dans le cœur, dans l’âme et dans l’esprit. Une championne notoire qui rehausse notre fierté, notre dignité et qui revigore la gloire de nos figures libératrices qui admirent leur progéniture dans leur éternité bienheureuse. Mille mercis Mimi !

Un corps hors du commun

Par son visage radieux, ses poumons stoïques, ses quadriceps bien reliés aux cuisses, ses biceps et triceps bien membrés et supportés par de fermes clavicules, ce corps fascinant, hérité des chromosomes de nos ancêtres, étonne les yeux et talonne ses homologues en des tonnes de coups synchronisés.

Un souffle surhumain pourvu par un abdomen robuste, Naomi domine ce domaine sportif en remportant déjà quatre grand Chelem, dans la précocité. Puisqu’en plus de sa tête bien faite, ses chevilles, péronés et tendons d’Achille sont bien soudés par la qualité biologique de la cuisine succulente et efficiente de ses grands-parents paternels, il n’est pas facile aux rivales de déceler le talon d’Achille de ce cerveau sans complexe et aux reflexes empreints d’une précision chirurgicale.

Témoins oculaires et auriculaires, nous pouvons certifier la beauté des gestes spectaculaires de cette main légendaire, aux annulaires et auriculaires flexibles à manier la raquette avec classe, virtuosité et élégance. Les hommes, les femmes et même les oiseaux honorent et louent cette âme magnanime qui anime l’arène du tennis féminin non seulement de son beau jeu mais aussi d’amour et de justice.

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Portant le masque à la calligraphie de Georges Floyd, Naomi ne masque pas son fervent plaidoyer dans la lutte humaniste « Every Life Matters ». Par ses veines pleines de vigueur, ses faveurs en l’honneur des plus vulnérables et son cœur coulant en permanence une liqueur d’amour, cet esprit de vainqueur ouvre les artères pour tous les amateurs de ce beau jeu, de toutes les couches, de toutes les classes.

Cerise sur le gâteau, à la suite de ses victoires magistrales, toujours dans une corde vocale innocente et joviale, en triomphatrice élégante, Naomi s’adresse à ses rivales vaincues en des expressions affectueuses et respectueuses.

Les colonnes cervicale, dorsale et lombaire semblables à celles bercées, nourries et instruites au bercail, Naomi nourrit l’espoir chez les colonnes vertébrales idoines qui rêvent de prendre rendez-vous avec l’excellence. Sous l’instigation de son vénérable père Léonard François, Naomi tisse un lien viscéral avec Haïti où ils forment une belle paire de copropriétaires et de mousquetaires en quête de comètes, d’étoiles et de talents latents du tennis à leur école implantée à Jacmel.

Dommage que notre patrie pétrie de péripétie et de facétie au sommet de l’Etat ne sait pas en profiter à travers un agenda d’intégration judicieuse de telles sommités à titre de plénipotentiaires pour mieux déceler les génies et les aptitudes en veilleuse dans les coins et les recoins du pays. Naomi aurait pu inciter les enfants et les jeunes à la pratique du tennis tout en y apportant son image pour capter des investissements dans les infrastructures locales et faciliter des ouvertures à des stages et des contrats au niveau international.  

A ce tournant décisif de la politique interne du pays – sans têtes, sans reins et sans colonnes vertébrales où tout est de facto et qui requiert alors du sang neuf vers de nouvelles approches de gouvernance axée sur la modernité – espérons qu’Haïti profitera de la présence méritocratique de ses dignes fils et filles dans les arènes sportives, culturelles, diplomatiques, académiques et économiques sur la scène internationale.

Carly Dollin

carlydollin@gmail.com

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Photos FB Naomi Osaka

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