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La « témérité et le pouvoir » des gangs interpellent le représentant de Saint-Vincent-et-les Grenadines à l’ONU

Mardi 22 juin 2021 ((rezonodwes.com))–

Au nom du Kenya, du Niger, de la Tunisie et de son pays, Saint-Vincent-et-les Grenadines (A3+1), Mme INGA RHONDA KING a constaté, devant le Conseil de Sécurité de l’ONU, la détérioration constante de la situation en Haïti et évoqué, entre autres, l’impasse politique et la recrudescence des cas de COVID-19 qui risque à son tour d’aggraver encore une situation socioéconomique et humanitaire déjà désastreuse. 


Elle a également évoqué « la témérité et le pouvoir » des gangs, ce qui contribue à la dérive de la situation sécuritaire.  Ces conditions exigent une attention urgente et un soutien spécifique et soutenu de la communauté internationale, a-t-elle estimé.  L’inertie politique ne peut perdurer si Haïti veut réaliser ses aspirations à la paix, à la stabilité et à la prospérité.

Conformément à leurs responsabilités, l’ONU, avec la Communauté des Caraïbes (CARICOM) et l’Organisation des États américains (OEA), ont exhorté les dirigeants haïtiens et les parties prenantes concernées à traiter de manière décisive ces crises à multiples facettes, a rappelé Mme King.  

Saluant les efforts du Conseil permanent de l’OEA et la mission de bons offices qu’il a mené en Haïti la semaine dernière, la représentante a espéré que cette mission aura réussi à créer un cadre de dialogue.  Pour pouvoir surmonter pacifiquement les crises actuelles, par un dialogue politique inclusif dirigé et contrôlé par les Haïtiens, toutes les parties prenantes doivent assouplir leurs positions et travailler au rétablissement de la confiance, a fait valoir Mme King.


Exprimant aussi sa préoccupation face à la situation sécuritaire et celle des droits humains, et plus spécifiquement l’incapacité de la Police nationale d’Haïti (PNH) d’assurer sécurité et protection dans les zones telles que Martissant, La Saline, Bel Air, Grand Ravine et Cité Soleil, la représentante a fait observer que la demande d’un soutien supplémentaire des Nations Unies formulée par le Président Moise atteste de la gravité de l’insécurité. 

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Résoudre l’impasse politique semble être une priorité pour l’organisation des élections mais, a prévenu la représentante, la nature interconnectée des défis multidimensionnels d’Haïti exige des solutions « parallèles » durables.  Elle a appelé les dirigeants haïtiens à garder à l’esprit que la bonne gouvernance est devenue une condition pour les prêts, l’assistance technique et l’allégement de la dette. 


À la communauté internationale, elle a conseillé de soutenir le Plan national de réponse humanitaire d’Haïti 2021, qui nécessite 235,6 millions de dollars pour répondre aux besoins de 1,5 million de personnes, dont 1,3 million en situation d’insécurité alimentaire grave.  Il faut en outre augmenter l’approvisionnement en vaccins contre la COVID-19.

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