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Lourd héritage de Jovenel Moise – Le dollar pourrait s’échanger jusqu’à 125 Gourdes d’ici la fin de l’année, prédit un économiste

Ing. Jovenel Moise, Dr. Claude Joseph, Ing. Mathias Pierre, Ing. Joseph Jouthe, Dr. Guichard Doré s’accorderont alors un satisfecit. Mission accomplie, Haiti est descendu aux enfers et les haïtiens devenus plus pauvres que jamais, sont plongés jusqu’au cou dans la merde.

Joseph Pierre : la rareté du dollar continue de s’amplifier « malgré les 11 mesures adoptées par la Banque de la République d’Haïti (BRH) exigeant le paiement obligatoire en gourdes des transferts non déposés dans les comptes bancaires en dollars« .

Samedi 26 juin 2021 ((rezonodwes.com))–L’économiste haïtien Joseph Pierre estime qu’avant la fin de l’année 2021, la monnaie nationale va perdre 16% de sa valeur, une situation tendue pour des finances publiques aujourd’hui en crise.

Dans un pays dont environ 70 % de l’économie est dollarisée, selon le spécialiste, les interventions sur le marché des changes indiquent la nécessité d’épargner en dollars.

Ceci, ajouté à la reprise de l’économie mondiale, à la hausse des prix des matières premières et à la crise politique locale, fera que le taux de change terminera cette année, dans le meilleur des cas, à environ 125 gourdes pour un dollar, ce qui représente une perte de plus de 45 pour cent de sa valeur depuis janvier, a estimé M. Pierre.

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Pour l’économiste Pierre, la crise du billet vert en Haïti est le résultat de l’environnement macroéconomique, dont la balance commerciale a affiché un déficit de 25 pour cent du produit intérieur brut (PIB), soit plus de trois milliards et demi de dollars.

D’autre part, le manque de discipline fiscale affecte également cet indicateur, et s’explique par la dette considérable d’Haïti, qui s’élève à 50 % du PIB, soit 20 points de pourcentage de plus que le niveau recommandé pour les pays à faible revenu.

Selon l’expert en macroéconomie, la rareté du dollar sur le marché local a commencé en 2014 et s’est intensifiée depuis 2019, malgré les 11 mesures adoptées par la Banque de la République d’Haïti (BRH), dont le paiement obligatoire en gourdes des transferts non déposés dans les comptes bancaires en dollars.

Cependant, il a fait observer que ces mesures ne suffiront pas à résoudre la crise, car il ne s’agit pas d’une crise monétaire, mais d’un investissement massif dans des produits qui peuvent ensuite être exportés, a-t-il ajouté.

À court terme, seules des dépenses publiques disciplinées peuvent y remédier, a-t-il enfin fait valoir quand l’on sait bien que le pays n’est ni dirigé ni administré.

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