crise-–-silence-des-patrons-:-lettre-ouverte-au-president-de-la-chambre-de-commerce-et-d’industrie-d’haiti

Crise – Silence des patrons : Lettre ouverte au Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Haïti

Chambre de Commerce et d’Industrie d’Haiti

Attention: Monsieur Laurent SAINT-CYR
Président

Lundi 28 juin 2021 ((rezonodwes.com))–

Monsieur le Président,


Après avoir successivement occupé les fonctions de Secrétaire-Général sous la présidence de feu

M. Maurice Lafortune puis de vice-président sous la présidence de M. Réginald Boulos, j’ai, de 2006 à 2009, assumé la présidence de la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Haïti (CCIH) de laquelle j’ai pris mes distances quelques mois après avoir passé le maillet à mon successeur élu. Aujourd’hui,  je  me  vois  dans  l’obligation  de  m’adresser  publiquement  à  vous  qui  assumez  la présidence de cette institution vieille de plus de 125 ans.

En effet, je m’insurge du silence inacceptable de cette Chambre de référence qui a toujours su par le passé marquer du sceau du rejet publique toute déviation des instances gouvernementales dès  que  l’occasion  se  présentait  et  arrivait  à  faire  changer  le  cours  des  événements. 

Les interventions ponctuelles, courageuses, patriotiques et fortes d’anciens présidents de la CCIH, comme un Gérard Bailly, un Ludovic Louhisdon, un Fritz Kénol, un Olivier Nadal ou un Maurice Lafortune  (pour  ne  citer  que  ceux-là)  à  des  moments  cruciaux  de  la  vie  nationale  ont,  sans conteste, marqué l’histoire et imposé le respect dû aux membres de la CCIH et à la population en général, et ce, quelque fût l’occupant du palais national.


Aujourd’hui, des entrepreneurs sont arnaqués, leurs entreprises vandalisées et pillées, leur vie menacée  et  certains  sont  même  ouvertement  victimes  de  persécutions  politiques.  Or  nous constatons le silence assourdissant, incompréhensible de la CCIH qui se devait non seulement de se  mettre  en  croix  contre  tels  répréhensibles  faits  mais  aussi  d’entamer  les  dynamiques nécessaires visant à redresser la situation.

Advertisement

Si certaines associations ont manifesté leur mécontentement vis-à-vis de la situation générale, d’autres associations par contre, ne réagissent pas ouvertement pour défendre les intérêts de leurs membres victimes de l’inacceptable. Il n’est pas concevable que la CCIH, elle aussi, garde ce mutisme qui ajoute de l’amertume à la blessure de ces entrepreneurs bafoués dans leurs efforts de création d’emplois si utiles au pays. La CCIH se doit de rester une institution noble !

Notre simple propos aujourd’hui, Monsieur le président de la CCIH, est de vous inviter à dénoncer publiquement  les  abus  dont  sont  victimes  les  entrepreneurs  et  imposer  les  corrections  à  ces dérives.


En espérant que notre présente lettre ouverte saura porter son fruit, veuillez accepter, Monsieur le président de la CCIH, nos patriotiques salutations.

Jean-Robert Argant

Ancien Président de la CCIH

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *